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Clémence Guetté est l'invité de RTL ce mardi 5 mai.
Crédit : RTL
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La question revient comme un refrain : Jean-Luc Mélenchon, 75 ans, peut-il encore prétendre incarner l’avenir, et surtout la jeunesse ? Pour la députée insoumise Clémence Guetté, invitée de RTL ce mardi 5 mai, la réponse est sans ambiguïté. L’âge ne dit rien des idées. "Il y a des présidents très jeunes qui ont des idées d’un autre siècle", a-t-elle lancé, visant directement Emmanuel Macron.
À ses yeux, l’opposition est claire : d’un côté, un président jeune mais "réactionnaire sur à peu près tout" ; de l’autre, un candidat perçu comme expérimenté qui défend des mesures jugées "progressistes", comme le référendum d’initiative citoyenne ou la reconnaissance du changement de genre à l’état civil. "Je ne crois pas que l’âge soit révélateur des idées que vous pouvez porter", a-t-elle insisté.
Dans une France qui vieillit, Clémence Guetté a même assumé l’image d’un candidat âgé. "Il y a des papys dans la France", a-t-elle glissé, rappelant que la représentation politique doit en tenir compte.
Pour la députée du Val-de-Marne, la campagne est déjà lancée, et elle s’inscrit dans un moment "de gravité". Elle a évoqué un pays en crise, marqué par "dix ans de macronisme", la hausse des prix et une situation sociale tendue.
Dans ce contexte, elle a opposé la démarche de La France insoumise à celle d’autres candidats. "Pour beaucoup de gens, c’est une petite campagne de notoriété qui vise à gagner des followers sur Instagram", a-t-elle déploré.
À l’inverse, elle a revendiqué un engagement politique "sacrificiel", loin des 35 heures, motivé par la volonté de "changer la vie" de ceux qui peinent à joindre les deux bouts.
Jean-Luc Mélenchon lui-même l'a reconnu: il est clivant. Un constat que son entourage ne cherche plus à atténuer, bien au contraire. "On assume le fait que le clivage, la conflictualité aussi, peut faire émerger de la réflexion", a expliqué Clémence Guetté.
Selon elle, provoquer le débat est une stratégie politique. Certains mots, certaines prises de position, parfois abruptes, permettent de faire exister des thèmes dans l’espace public. "Il suffit de les affirmer un peu fortement pour pouvoir ensuite dérouler nos idées derrière", a-t-elle affirmé.
Reste un obstacle majeur : la peur qu’inspire Jean-Luc Mélenchon à une partie de l’électorat. Une réalité que Guetté a relativisée. Elle a pointé du doigt "des campagnes de dénigrement médiatique" qui, selon elle, participent à cette perception.
Sa réponse est simple : "regardez le programme". La députée a insisté sur le fond plutôt que sur l’image, invitant les électeurs à juger sur les propositions et non sur les impressions.
La sympathie n’a pas sa place dans le choix d’un président, a-t-elle ajouté. "Ce n’est pas une compétition de sympathie", a martelé Clémence Guetté. "On ne demande à personne de partir en vacances avec nous." L'enjeu est ailleurs : "On demande aux gens d'avoir des compétences et de la détermination politique."
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