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Audiovisuel public : Sébastien Lecornu estime que le rapport d'Alloncle est une "occasion manquée" et "passe à côté de l'essentiel"

Suite à la publication du rapport de l'audiovisuel public, le Premier ministre a regretté mardi 5 mai que le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l'audiovisuel public "passe malheureusement à côté de l'essentiel" et constitue "une occasion manquée".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Paris, le 30 avril 2026

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

AFP

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a regretté ce mardi 5 mai que le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l'audiovisuel public "passe malheureusement à côté de l'essentiel" et constitue "une occasion manquée", défendant néanmoins le besoin de réformes. 

"Le gouvernement prend acte du rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Le Parlement est dans son rôle de contrôle. Mais les polémiques ne font pas une politique publique", a-t-il écrit sur la plateforme X. 

Dans ce rapport, publié ce mardi, Charles Alloncle formule 69 recommandations, qui soumettraient en particulier France Télévisions à une cure d'austérité. Il est le fruit de six mois de travaux d'une commission d'enquête parlementaire sous haute tension. 

Sébastien Lecornu a affirmé qu'un travail était déjà engagé depuis l'automne "sur la gestion financière" et que l'exigence de neutralité de l'audiovisuel public reste "totale". 

Mais disons-le clairement: ce rapport passe malheureusement à côté de l'essentiel. C'est une occasion manquée. Car la seule vraie question est celle de la vision pour l'avenir.

Sébastien Lecornu

"Ni démantèlement, ni immobilisme"

Le Premier ministre a affirmé qu'il est nécessaire de réfléchir à la place de l'audiovisuel public "face aux plateformes mondiales, à la fragmentation des usages, à la désinformation, à la concentration des médias". Selon lui, "des réformes seront nécessaires" mais elles doivent "répondre à une vision". "Ni démantèlement, ni immobilisme." 

"Réduire ce débat à une opposition caricaturale entre refus de toute réforme et une privatisation générale, comme le demandent certains, n'a aucun sens", a-t-il dit, notant que le rapport "ne propose pas de privatisation générale". 

Le rapport est très critiqué par la gauche et les députés du bloc central de la commission d'enquête, qui accusent Charles Alloncle de vouloir affaiblir France Télévisions et Radio France.  

Dans la foulée du vote pour la publication de ce rapport, il y a une semaine, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a promis qu'il engagerait "la privatisation de l'audiovisuel public" s'il accède au pouvoir. 

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