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Le président français Emmanuel Macron s'adresse à la communauté française d'Arménie à la Galerie nationale d'Erevan le 4 mai 2026.
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
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Le ton est ferme. Emmanuel Macron a dénoncé, mardi 5 mai, des frappes iraniennes "inacceptables" visant les Émirats arabes unis, dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe autour du stratégique détroit d'Ormuz.
Ces attaques marquent un tournant : il s'agit des premières frappes contre un pays du Golfe depuis près d'un mois de trêve entre Téhéran et Washington. Sur le terrain, un site pétrolier à Fujaïrah a été touché par un drone, provoquant un incendie et faisant plusieurs blessés. Les autorités émiriennes affirment également avoir intercepté des missiles de croisière lancés depuis l'Iran.
Cette nouvelle escalade intervient alors que la région est déjà sous haute tension depuis le déclenchement, le 28 février, de la guerre opposant les États-Unis et Israël à la République islamique. Au cœur des crispations : le détroit d'Ormuz, passage clé par lequel transite environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole.
Face au blocage de cette voie stratégique par Téhéran, Donald Trump a lancé une opération militaire baptisée "Project Freedom" pour sécuriser le trafic maritime. Washington affirme que plusieurs navires ont déjà pu franchir la zone, malgré les menaces iraniennes et des accrochages en mer.
Dans ce contexte explosif, les appels à la désescalade se multiplient. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a exhorté l'Iran à reprendre les négociations, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé Téhéran à "cesser de prendre en otage la région et le monde".
Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a assuré que son pays ne cherchait pas à viser les Émirats, tout en dénonçant "l'aventurisme militaire américain". Il a également insisté sur l'absence de solution militaire à la crise.
Mais sur le terrain, les incidents se multiplient : attaques de drones, échanges de tirs en mer et navires pris au piège dans le détroit. Le géant du transport maritime Maersk a d'ailleurs annoncé qu'un de ses navires avait pu quitter la zone sous escorte américaine, ce mardi, illustrant la fragilité de la situation.
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