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À Saint-Denis, Emmanuel Macron va croiser Bally Bagayoko, qui avait dénoncé son silence sur les attaques racistes le visant

Ce mardi 14 avril 2026, à l'occasion d'un concert des maisons d'éducation de la Légion d'honneur, Emmanuel Macron va rencontrer pour la première fois le maire LFI de Saint-Denis. Une rencontre attendue alors que Bally Bagayoko a déjà des griefs contre le chef de l'État.

Bally Bagayoko à Saint-Denis le 4 avril 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Une poignée de main attendue. Ce mardi 14 avril 2026, Emmanuel Macron se rend à un concert annuel à Saint-Denis. Inévitablement, il croisera la route de Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de la commune du nord de la capitale. Une rencontre qui promet d'être scrutée puisqu'il y a un passif entre les deux hommes : victime d'attaques racistes, Bally Bagayoko avait dénoncé sur M6 le "silence" du chef de l'État à son sujet. Emmanuel Macron aura l'occasion, ce soir, de se racheter. 

En effet, "comme chaque année", le président va assister au concert des élèves des maisons d'éducation de la Légion d'honneur, des internats destinés aux descendantes des décorés de cet ordre dont il est le grand maître, a-t-on dit à l'AFP dans son entourage, confirmant une information du Parisien. Le concert a lieu traditionnellement dans l'établissement qui se trouve à Saint-Denis.

Un proche d'Emmanuel Macron a précisé qu'il croiserait bien à cette occasion pour la première fois le nouveau maire de la deuxième ville d'Ile-de-France après Paris, la plus grande jamais remportée par La France insoumise. La mairie, elle, n'a pas souhaité faire de commentaire.

"C'est une fausse accusation"

Si le cadre est "assez protocolaire", l'après-concert est d'ordinaire l'occasion d'un échange informel et restreint entre le chef de l'État, le préfet, le maire et le député de la circonscription, rapporte ce dernier, le communiste Stéphane Peu.

Après sa victoire dès le premier tour des municipales en mars, Bally Bagayoko a été la cible de propos polémiques sur l'antenne de la chaîne CNews et de commentaires racistes.

Si plusieurs membres du gouvernement ont dénoncé des "attaques ignobles" et "inadmissibles", l'édile Insoumis a regretté à de nombreuses reprises le "silence" d'Emmanuel Macron. "Ce qui est le plus scandaleux, c'est qu'il n'y a aucune condamnation (…) au niveau de l'Élysée", avait-il dit.

"C'est une fausse accusation, on a toujours condamné le racisme sous quelque forme que ce soit", estime un autre proche du chef de l'État. Selon lui, le président "lui dira son soutien et que les propos tenus n'ont pas leur place dans la République".

Bally Bagayoko avait aussi déploré l'absence de ministres au rassemblement contre le racisme qu'il a organisé le 4 avril devant sa mairie. 

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