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Carburants : Emmanuel Macron demande au gouvernement une "totale mobilisation" sur "l'approvisionnement" et la "maîtrise des prix"

Alors que le prix des carburants continue d'augmenter, le président de la République a demandé mercredi 16 septembre au gouvernement sa "totale mobilisation" pour garantir l'approvisionnement des stations ainsi que des prix abordables, a rapporté la porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

Le président français Emmanuel Macron le premier jour de la rentrée scolaire, à Mende, dans le sud de la France, le 1er septembre 2026.

Crédit : Guillaume HORCAJUELO / POOL / AFP

Benjamin Pierret - édité par AFP

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Emmanuel Macron a demandé mercredi 16 septembre au gouvernement sa "totale mobilisation" sur "l'approvisionnement" et la "maîtrise des prix" des carburants, a rapporté la porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

"L'objectif, c'est vraiment dans les jours et dans les semaines qui viennent pour le président de la République de sécuriser ces approvisionnements, sécuriser les volumes", auprès d'autres pays notamment, a dit Maud Bregeon devant la presse. 

Elle a aussi évoqué un travail "sur une possibilité d'avoir davantage de flexibilité dans la réglementation à l'échelle européenne" notamment pour "assouplir un petit peu le système" concernant les raffineries. Le but étant de "tirer autant que possible les prix à la baisse ou tout du moins de maîtriser leur hausse", a-t-elle dit. 

Pénuries et hausses de prix

Environ 10% des stations-services ont une difficulté d'approvisionnement sur "au moins un carburant", dont l'"immense majorité" appartiennent au réseau TotalEnergies, selon Maud Bregeon. "Je veux encore rassurer sur les chaînes logistiques qui n'ont pas de difficultés anormales par rapport à ce qu'elles sont d'habitude, et en revanche mobilisation particulièrement accrue sur l'approvisionnement à l'échelle internationale", a-t-elle dit. 

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Les prix des carburants ont atteint ces derniers jours des sommets jamais vus depuis plus de 40 ans : mardi, le litre de sans plomb 95 E10 s’affichait à 2,11 euros en moyenne, quand le gasoil était à 2,29 euros le litre - un seuil proche de son plus haut historique. Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique, prédisait mardi sur RTL de nouvelles augmentations : "2,50 euros le litre, c'est imaginable", déclarait-il.

Conséquence de la multiplication des conflits

Ces hausses de prix, ainsi que difficultés d'approvisionnement, s'expliquent par l'instabilité géopolitique, selon le spécialiste : "Il y a une tension conjointe sur la capacité de raffinage de la Russie d'un côté et de l'autre, au Moyen-Orient, dans le détroit d'Ormuz, il y a une forte pression sur les Saoudiens. Et également, désormais, dans la mer Rouge." 

Et de poursuivre : "Jusque-là, l’Arabie saoudite transportait son pétrole qui ne pouvait pas sortir d’Ormuz avec un pipeline qui la traversait d’est en ouest et qui débouchait sur la mer Rouge. Ce qui était relativement efficace et permettait de contenir les prix. Ce n’est plus le cas, car il y a la menace des Houthis. L’activité est très fortement réduite voire arrêtée, ce qui explique que le prix monte et que les marges sur le raffinage sont en train de monter. Il y a donc un double effet : le prix du baril plus élevé, le raffinage plus élevé, le prix à la pompe à 2,30 euros et peut être au-delà dans les jours prochains."

Vers une mobilisation massive ?

La gronde sociale enfle autour de ces prix en hausse et, globalement, du coût de la vie toujours plus cher. Les appels à manifester le 17 octobre se multiplient sur les réseaux sociaux, faisant craindre à la classe politique un retour d'un mouvement semblable à celui des Gilets jaunes

Interrogée sur cette colère, Maud Bregeon a répondu que le gouvernement ne ferme "pas la porte à de nouveaux dispositifs parce que cette situation devient de plus en plus difficile, et particulièrement depuis quelques semaines". Elle a toutefois refusé de donner un "calendrier" concernant ces nouvelles mesures potentielles, affirmant que le gouvernement étudiait la question "avec la plus grande attention". 

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