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"2,50 euros le litre, c'est imaginable": sur RTL, le directeur du Centre de géopolitique de l'énergie explique pourquoi les prix de nos carburants vont encore augmenter

Alors que les prix des carburants atteignent de nouveaux seuils, le professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine Patrice Geoffron explique sur RTL pourquoi ces hausses risquent de se poursuivre.

Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l'Energie

Crédit : RTL

"2,50 euros le litre, c'est imaginable": sur RTL, le directeur du Centre de géopolitique de l'énergie explique pourquoi les prix de nos carburants vont encore augmenter

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"2,50 euros le litre, c'est imaginable": sur RTL, le directeur du Centre de géopolitique de l'énergie explique pourquoi les prix de nos carburants vont encore augmenter

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Benjamin Pierret

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Du jamais-vu depuis plus de 40 ans : le litre de sans plomb 95 E10 s’affiche à 2,11 euros en moyenne, quand le gasoil est à 2,29 euros le litre, un seuil proche de son plus haut historique. Selon Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique, le prix pourrait encore augmenter. "2,50 euros le litre, c'est imaginable", déclare-t-il ce mardi 15 septembre sur RTL. 

"Le prix du baril a augmenté et l'ensemble de cette hausse ne s’est pas encore traduite à la pompe", explique-t-il. "Il faut quelque jours, d'une à deux semaines. Par ailleurs, il y a une tension conjointe sur la capacité de raffinage de la Russie d'un côté et de l'autre, au Moyen-Orient, dans le détroit d'Ormuz, il y a une forte pression sur les Saoudiens et également, désormais, dans la mer Rouge." 

Il y a peu de chances, en revanche, qu'il puisse aller au-delà : "3 euros, ça me paraît difficile" poursuit le spécialiste. "Pour différentes raisons : au-delà de 2,50 euros, il y a une partie de ces produits pétroliers qu'on ne peut plus acheter. La demande diminue, pas simplement en France mais au niveau mondial : ce choc est en train de se transmettre y compris aux États-Unis, donc il est est difficile d’imaginer que le prix monte sensiblement au-delà de 2,50. Mais malheureusement, 2,50 euros pour le diesel, ça me paraît plausible." Pas de risque, non plus, de pénurie généralisée "dans l'état actuel des choses", même si une station sur dix était en rupture d'au moins un carburant lundi. 

Face aux hausses de carburants, les appels à manifester le 17 octobre se multiplient sur les réseaux sociaux. Peut-on s'attendre à un mouvement comparable à celui des gilets jaunes ? "C'est comparable en termes de douleur sociale", analyse le spécialiste, précisant que les prix sont aujourd'hui plus élevés encore qu'ils ne l'étaient à l'époque. "Il me semble néanmoins qu’il y a deux éléments différents. Le premier, c'est que ce qui avait été inflammable en 2018 ce n'était pas seulement l’augmentation du prix du baril mais également la taxe posée. La tension était en partie liée à la politique publique."

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"Surtout, on voit bien qu’on est à l’os en termes de finances publiques. Le gouvernement a engagé jusqu’à environ un milliard et demi et termes de réponse ; je pense qu’il va falloir aller plus loin mais en gardant toujours une optique de ciblage. Des mesures transversale comme les Espagnols et les Italiens en utilisent sont extrêmement coûteuses et ne servent à rien, si ce n'est à baisser un peu la tension sociale."

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