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"Je suis prêt à être candidat en 2027" : l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve se positionne en vue de l'élection présidentielle

L'ancien Premier ministre de François Hollande a annoncé mardi 28 avril sa volonté de peser sur la course à l'Élysée en 2027, dans un entretien au Figaro.

L'ancien Premier ministre français Bernard Cazeneuve au Théâtre de la Cité internationale à Paris, le 11 avril 2026.

Crédit : Ian LANGSDON / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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"Je suis prêt à être candidat en 2027." L'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve affiche sa détermination mardi 28 avril en vue de la prochaine élection présidentielle dans les colonnes du Figaro. Celui qui a quitté le Parti socialiste en 2022 juge "urgent" de "dégager une solution qui évite le RN et sorte la France de ses difficultés".

"Le paysage politique est dominé par deux dégagismes qui ont des caractéristiques communes et s’entretiennent l’un l’autre. Le dégagisme d’extrême droite prend prétexte des outrances de l’extrême gauche pour expliquer que l’heure est venue du parti de l’ordre. Le dégagisme d’extrême gauche brandit le danger du fascisme pour expliquer que le rassemblement autour de lui relève d’une urgence absolue", juge-t-il.

Et d'ajouter : "Comme LFI est dans l’incapacité de gagner l’élection présidentielle il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français. Il est donc déterminant de créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible".

Une liste toujours plus longue de candidats potentiels à gauche

Son projet est prêt, son mouvement structuré, une association de financement pour la campagne électorale a été lancée : Bernard Cazeneuve avance à pas feutrés, convaincu d'avoir à jouer un rôle dans la présidentielle de 2027. Alors que les potentiels candidats se bousculent à gauche, "j'ai compris qu'il fallait être prêt", avait-il déjà affirmé jeudi devant quelques journalistes. "Je n'ai aucune raison de ne pas me préparer moi-même. Avec ceux qui nous ont rejoints, nous avons, en effet, des choses à dire".

La création il y a quatre ans de son mouvement, La Convention, dans le but de marquer son opposition à l'alliance de gauche avec La France insoumise, a rassemblé ses troupes samedi, dans une salle de l'Assemblée.

Il rejoint ainsi la liste déjà longue des candidats sociaux-démocrates affichés ou potentiels, comme le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, l'ancien président François Hollande, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, le chef des députés socialistes Boris Vallaud ou le député Jérôme Guedj. 

"Je m’exprime sur le fond et je verrai ce que je ferai à l’automne tranquillement, mais je pense que les idées que je défends seront au cœur de la campagne, et j’attends des réponses", a par ailleurs déclaré Manuel Valls mardi sur BFMTV. L'ancien Premier ministre de François Hollande, passé ensuite dans plusieurs gouvernements sous Emmanuel Macon, laisse ainsi la porte ouverte à divers scénarios.

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