2 min de lecture
Des manifestants agitent des drapeaux syndicaux alors qu’ils participent à la manifestation annuelle des travailleurs du 1er mai (fête du Travail), à Paris, le 1er mai 2021. (Illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Politique »
Le nouveau maire RN de Liévin, Dany Paiva, a annoncé ce mercredi 22 avril l’annulation de la cérémonie organisée chaque 1er mai en mairie avec les organisations syndicales. Une décision confirmée à l’AFP, qui vise clairement à ne plus associer les syndicats à l’événement.
Dans cette commune de 30.000 habitants marquée par son passé minier, le dépôt de gerbe en hommage aux mineurs sera maintenu. En revanche, la cérémonie en mairie, au cours de laquelle les syndicats prenaient la parole à tour de rôle, disparaît. La remise des médailles aux travailleurs, habituellement organisée ce jour-là, sera reportée dans l’année.
Pour justifier ce choix, Dany Paiva a accusé les syndicats d’utiliser cette tribune pour faire de la politique. Selon lui, ils sont "là uniquement pour faire de la politique au niveau national" et de la "propagande". "Cela n’a pas du tout lieu d’être", a-t-il déclaré.
Les réactions n’ont pas tardé. Pour Perrine Mohr, secrétaire générale de la CFDT Hauts-de-France, cette décision "en dit long sur la considération portée aux travailleurs” et traduit "une détestation des organisations syndicales" ainsi qu’un "manque de respect de l’histoire de nos territoires".
Gilles Richy, secrétaire régional CFDT en charge du territoire Artois-Douaisis, a lui insisté sur le caractère "historique" de cette cérémonie. "Quand on s’y attaque, on s’attaque aux travailleurs", a-t-il estimé, rappelant que les syndicats portaient les revendications du monde ouvrier.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large. Dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, où le RN a conquis douze nouvelles communes lors des dernières élections municipales, plusieurs maires ont multiplié les gestes symboliques. Le parti dirige désormais quatorze villes dans ce territoire historiquement ancré à gauche.
À Harnes, le maire Anthony Garénaux-Glinkowski a retiré les drapeaux européen et ukrainien de la mairie pour les remplacer par des drapeaux tricolores. Il a également fait enlever un buste de Robespierre de la salle du conseil municipal.
À Grenay, la nouvelle majorité RN a supprimé une plaque honorant le militant libanais propalestinien Georges Ibrahim Abdallah, poursuivant cette volonté de rupture avec certains symboles hérités des anciennes équipes municipales.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte