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Procès du financement libyen : Nicolas Sarkozy face aux lettres explosives de Claude Guéant en appel ce mercredi

De retour à la barre ce mercredi 29 avril, Nicolas Sarkozy doit répondre aux affirmations inédites de Claude Guéant dans le procès en appel du financement libyen présumé de sa campagne de 2007. Dans deux courriers, son ancien bras droit contredit frontalement sa version et fragilise sa défense.

Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris le 9 avril 2026 .

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Sophie Neumayer

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Nicolas Sarkozy est de nouveau interrogé ce mercredi 29 avril devant la cour d’appel de Paris dans un moment clé du procès sur le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’État joue gros. Au cœur des débats, deux lettres adressées par Claude Guéant, absent pour raisons de santé, mais omniprésent dans la procédure.

Dans ces courriers cinglants, son ancien secrétaire général de l’Élysée a contredit plusieurs déclarations de Nicolas Sarkozy. Une prise de position qui fissure la ligne de défense commune affichée en première instance, où les deux hommes avaient été condamnés respectivement à six et cinq ans de prison.

Guéant contre-attaque et contredit Sarkozy

La rupture est nette. L'ancien lieutenant a contre-attaqué en contredisant frontalement l’ancien président sur plusieurs clés de l’affaire. Claude Guéant a assuré que Sarkozy "se trompe" avant de sous-entendre qu’il a pu agir seul pour son propre intérêt. L'ancien chef d'État n’avait sans doute pas anticipé la réaction de celui qui était l’un de ses plus fidèles des collaborateurs.

Il a affirmé que Nicolas Sarkozy lui a bien demandé en 2007 d’examiner la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi, condamné pour terrorisme en France.

À écouter aussi

Contrairement à Nicolas Sarkozy, qui a assuré ne jamais avoir été informé d’une rencontre entre Guéant et Senoussi, l’ancien ministre a assuré que plusieurs occasions se sont présentées pour en parler, rendant cette évocation "naturelle" et même "incontournable".

Le point sensible du dossier Senoussi

Ces éléments sont intervenus alors que l’accusation soupçonne l’existence d’un "pacte de corruption" entre des proches de Nicolas Sarkozy et le régime de Mouammar Kadhafi, en échange notamment d’un soutien financier occulte.

Face à ces contradictions, Nicolas Sarkozy est rappelé à la barre pour répondre point par point ce mercredi. Cette audition pourrait constituer l’une de ses dernières occasions de s’expliquer dans ce procès, où les déclarations de son ancien bras droit viennent fragiliser un peu plus sa ligne de défense.

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