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Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, sur RTL ce lundi 20 avril.
Crédit : RTL
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"Je pense qu'il n'y a rien de choquant." Invité sur RTL, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Amir Reza-Tofighi, a jugé qu'il ne fallait pas faire de "faux procès au Medef", dont les dirigeants doivent rencontrer Jordan Bardella lundi 20 avril, après un premier dîner entre Marine Le Pen et plusieurs pontes du CAC 40 au début du mois.
"On parle avec tous ceux au pouvoir ou qui briguent le pouvoir, parce qu'on défend les entreprises. Il faut arrêter cette hypocrisie, on parle avec tout le monde", martèle-t-il, précisant toutefois ne pas avoir "envoyé d'invitation" au Rassemblement national.
"Pour porter nos idées, il faut discuter avec tout le monde. Je réponds à toutes les sollicitations, le sujet de l'économie doit être un point central de la campagne présidentielle", dit-il néanmoins. "Le cynisme, c'est de considérer que l'économie passe avant tout. Pour la CFDT, les enjeux démocratiques sont au moins aussi importants", a de son côté commenté la veille la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.
Rencontrer les grands patrons "ne signifie pas s'aligner sur eux", a assuré dimanche le vice-président du RN Sébastien Chenu à propos de ce déjeuner avec le Medef en ce début de semaine. "C'est une normalisation des relations qu'on doit avoir avec les grands patrons, mais un échange, ce n'est pas un alignement idéologique", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6.
"Mon combat à la CPME, c'est de permettre aux salariés de gagner plus : aujourd'hui, la France est un pays où le travail ne paye plus assez, entre autres parce que le coût du travail est bien trop élevé", affirme Amir Reza-Tofighi, qui s'oppose à l'idée d'un jour férié supplémentaire comme l'a suggéré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, avec le 8-Mars pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Par rapport au travail le 1er-Mai, il dénonce "un sujet incompréhensible", et regrette que "le gouvernement a[it] reculé sous la pression des syndicats de salariés". "On s'est battus pour que le gouvernement remette un texte sur le sujet, il l'a fait, c'est insuffisant mais on va continuer à se battre", déclare-t-il. La semaine passée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas demander la convocation d'une commission mixte paritaire pour reprendre le texte et l'adopter après un rejet tactique à l'Assemblée nationale, renvoyant le sujet à une date ultérieure.
"Il faut que le travail paye plus, je pense que cela sera le sujet de 2027. On aura de vrais échanges avec tous les candidats pour porter nos propositions", ajoute Amir Reza-Tofighi.
S'il se dit "satisfait des premières mesures" d'aides aux entreprises en lien avec la guerre au Moyen-Orient, le patron de la CPME craint que l'on "sous-estime l'impact" que le conflit peut avoir "en termes d'inflation". "On a aussi des secteurs sur lesquels les salariés sont des gros rouleurs, comment fait-on pour soutenir ces entreprises ? Si la crise perdure, on va devoir trouver des moyens de soutenir d'autres secteurs, sinon beaucoup d'entreprises seront au tapis et de salariés licenciés", juge-t-il.
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