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Bruno Le Maire accuse Ford de "trahison", après la fermeture de l'usine de Blanquefort

L'entreprise américaine Ford a annoncé ce jeudi 13 décembre qu'elle écartait l'offre de reprise de son usine girondine par Punch Powerglide.

Bruno Le Maire, le 18 juin 2018
Bruno Le Maire, le 18 juin 2018 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Benjamin Hourcade
Benjamin Hourcade et AFP

"Ford Aquitaine Industries (FAI) a informé, ce jour, son comité d'entreprise avoir décidé de ne pas donner de suite favorable à la vente du site de FAI à l'acquéreur potentiel". L'entreprise américaine, dans un communiqué, vient de mettre fin aux espoirs de reprise du site de Blanquefort (Gironde).

Ford ajoute avoir "présenté un plan social complet" pour un arrêt de la production du site (850 salariés), prévu fin août 2019.

Bruno Le Maire qui s'était personnellement impliqué pour tenter de sauver le site de fabrication de boîtes de vitesse, a accusé le constructeur américain de "trahison". Le ministre de l'Économie a indiqué devant le Sénat vouloir "profiter de la représentation nationale pour appeler Ford solennellement à réviser sa décision et à accepter la reprise de Punch qui garantit l'avenir du site industriel de Blanquefort".

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Ford estime qu'un plan social est préférable à un projet de reprise qu'elle juge fragile depuis le départ. "Nous ne croyons pas que les plans de l'acquéreur potentiel offrent le niveau de sécurité et de protection, ou limitent le risque de possibles pertes d'emploi futures, que nous souhaitons pour les salariés de FAI", a déclaré le constructeur.

Une "immense déception" pour les syndicats

Dès l'annonce, les syndicats ont exprimé à l'AFP leur "immense déception" comme l'élu FO au comité d'entreprise, Jean-Marc Chavant. "C'était prévisible, c'est ce qu'on craignait, mais on y croyait un petit peu quand même", a-t-il déclaré. Aujourd'hui, sont en jeu "850 emplois, plus de 2.000 emplois induits et une commune, Blanquefort, qui va être fortement touchée", a-t-il fait valoir.

Pour le délégué CGT Vincent Alauze, "on savait que Ford voulait fermer et ferait tout pour y parvenir. Mais c'est quand même une bonne claque dans la tête", a-t-il indiqué en ajoutant qu'"on ne va pas les laisser tranquilles". "J'ai eu Bercy", a-t-il ajouté, "ils sont très énervés, ils ont appris la nouvelle par communiqué, comme la presse. Ford n'a pas eu le courage de les appeler".

Les collectivités locales, Alain Juppé, Jean-Luc Gleyze, président (PS) du Département de la Gironde, Alain Rousset, président PS du Conseil régional ont tous déploré la décision de Ford et appelé, comme Bruno Le Maire, à sa révision.

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