1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Attentats à Paris : ce qu'il faut savoir sur le Congrès réuni ce lundi à Versailles
3 min de lecture

Attentats à Paris : ce qu'il faut savoir sur le Congrès réuni ce lundi à Versailles

ÉCLAIRAGE - À 16 heures, le président de la République François Hollande s'exprime devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.

Le Parlement réuni en Congrès au château de Versailles, le 22 juin 2009
Le Parlement réuni en Congrès au château de Versailles, le 22 juin 2009
Crédit : ERIC FEFERBERG / POOL / AFP
Attentats à Paris : ce qu'il faut savoir sur le Congrès réuni lundi à Versailles
01:02
Olivier Bost & Julien Absalon & AFP

Ce sera le moment le plus attendu de ce deuxième jour de deuil national après les attentats à Paris et Saint-Denis. À partir de 16 heures, lundi 16 novembre, François Hollande va s'adresser devant l'ensemble des parlementaires qui seront réunis en Congrès au château de Versailles. Un événement politique rarissime qui devrait permettre au président de la République d'annoncer, notamment, sa volonté de prolonger l'état d'urgence de douze jours à trois mois dans un contexte d'unité nationale extrêmement fragilisée.

Comment va se dérouler le Congrès

En début d'après-midi, les 577 députés et 348 sénateurs partiront en car de leurs assemblées pour rejoindre le château de Versailles et son Aile du Midi. Ils prendront place par ordre alphabétique dans ce grand hémicycle qui ressemble aux autres. Les parlementaires y retrouveront les huissiers et tous les fonctionnaires qui les accompagnent habituellement dans leur travail. Si l'hémicycle n'a pas servi depuis 2009, il n'a pas été nécessaire de le dépoussiérer car le lieu a été ouvert au public aux dernières journées du patrimoine.

La session démarrera avec le discours de François Hollande. Celui-ci devrait durer environ une heure. Après une interruption de séance, les présidents des groupes parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale auront dix minutes chacun pour commenter le discours. Mais le chef de l'État ne sera pas là pour les écouter. Comme le lui permet la Constitution, il sera déjà de retour à l'Élysée. À noter qu'aucun vote n'est prévu au cours de ce Congrès dont le coût est évalué à 250.000 euros au minimum.

Que compte annoncer François Hollande ?

Le président de la République a décidé de "rassembler la Nation" face à la menace terroriste. Au cours de son discours, il exposera sa vision de la riposte "impitoyable" à adopter après ces attentats. Cette réaction s'est d'ores et déjà traduite en dehors des frontières avec des bombardements massifs contre des bases du groupe État islamique en Syrie.

À lire aussi

Une première réponse avait d'ores et déjà été apportée dans la nuit des attentats avec l'instauration de l'état d'urgence. Une première depuis 2005. À ce propos, François Hollande devrait justement fart part de son intention de demander au Parlement de voter le prolongement à trois mois de cet état d'urgence qui ne peut durer que douze jours sans autorisation d'une loi.

Dans le même temps, selon nos informations, François Hollande devrait également annoncer la mise en place d'un budget supplémentaire pour combattre le terrorisme. De nouveaux moyens humains vont ainsi venir épauler les forces de l'ordre.

Comment les députés et sénateurs accueillent ce rendez-vous ?

La majorité voit dans ce Congrès "une très bonne chose", apportant "la solennité" nécessaire après un "drame absolu". La gauche évoque ainsi une unité nationale "sans condition", à l'instar d'Emmanuelle Cosse (EELV), et exhorte à la "concorde nationale" comme Jean-Christophe Cambadélis (PS).

La droite, qui fait état d'un événement "à la mesure de la gravité de la situation", est toutefois plus réservée. Elle demande notamment à ce que le chef de l'État ne se contente pas de faire un discours symbolique. Nicolas Sarkozy a ainsi affirmé vouloir "l'unité nationale, la solidarité nationale pour une meilleure sécurité, pas simplement pour faire des discours". Philippe Vigier, chef de file des députés UDI, souhaite "un nouvel acte important pour que la France puisse mieux se protéger".

Un évenement rarissime

Depuis 1848, cette allocution présidentielle devant le Congrès à Versailles n'était intervenue qu'une seule fois, en 2009. Il faut dire que cette possibilité avait été interdite entre 1875 et 2008, au nom du principe de séparation des pouvoirs, jusqu'à la révision constitutionnelle obtenue de justesse par Nicolas Sarkozy

La gauche avait alors sévèrement critiqué cette réforme des institutions, qui accroissait selon elle la présidentialisation du régime. "C'est un texte hémiplégique qui bénéficiera entièrement au chef de l'Etat", avait lancé François Hollande. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/