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Assemblée nationale : un ou plusieurs groupes à gauche, qu’est-ce que ça change ?

Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour que la Nupes soit un groupe unique à l'Assemblée, avant de reconnaître que ce n'était peut-être pas une bonne idée.

Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale, le 21 juin 2022.
Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale, le 21 juin 2022.
Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP
Marine Derquenne

Face à la multiplication du nombre de députés RN, Jean-Luc Mélenchon a "proposé" que la Nupes forme un seul et même groupe à l'Assemblée pour garder son "statut" de première opposition à Emmanuel Macron. La gauche s'est opposée à cette idée. Finalement, le leader insoumis a reconnu le lendemain qu'il avait "peut-être été trop rapide".

Avec une gauche éparpillée, LFI se retrouve avec 72 sièges contre 89 pour le RN. Dès lors, si la Nupes était parvenue à ne former qu'un seul groupe, elle aurait eu plus de sièges que le RN, soit 131, et aurait pu se revendiquer "premier groupe d'opposition" à la majorité présidentielle.

Mais il s'avère qu'unie, la gauche aurait eu moins d'avantages qu'avec quatre groupes différents à l'Assemblée nationale. Moins de temps de parole, des moyens financiers et matériels divisés, l'ordre du jour des niches parlementaires partagé... tour d'horizon de ce qui change avec un ou plusieurs groupes à l'Assemblée.

Moins de temps de parole et de visibilité

Si EELV, le PS, le PCF ou LFI s'étaient regroupés en un seul groupe parlementaire, ils auraient vu leur temps de parole divisé par quatre. Les groupes auraient donc eu moins de poids et de visibilité sur la scène politique et parlementaire.  

Un président pour chaque groupe

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Les groupes vont pouvoir s'organiser chaque de leur côté, avec leur propre président de groupe qui siégera à la conférence des Présidents. Mathilde Panot a été réélue présidente du groupe LFI à l'Assemblée, André Chassaigne a été reconduit à la tête des députés communistes. Les groupes auront aussi leurs propres collaborateurs avec à leur tête un secrétaire général. Le PS, EELV, le PCF et LFI auront chacun leur propre réunion de groupe, suivie d'une conférence de presse le mardi matin, qui leur permettra de faire connaître leurs positions sur certains thèmes.

Trouver un accord pour fixer l'ordre du jour de leur niche parlementaire

Les groupes ont droit à une journée pour défendre leurs propositions de lois, appelée "niche parlementaire". À ce moment-là, les députés peuvent choisir de mettre à l'ordre du jour ses propositions de loi qui seront étudiées par les parlementaires. Si la gauche s'était réunie, le PS, les Verts, le PCF et LFI auraient dû se mettre d'accord sur les propositions de lois à inscrire à l'ordre du jour. Séparés, chaque groupe pourra choisir de mettre en avant un projet ou un thème particulier. 

Les groupes peuvent aussi, sous conditions et une fois par session ordinaire, réclamer la création d'une commission d'enquête. Réunie, la gauche diviserait "par quatre ses droits de tirage de commission d'enquête", comme le soulignent des spécialistes auprès de BFMTV.

Des moyens matériels et financiers partagés

Les groupes disposent aussi de facilités matérielles, puisque des bureaux ou des salles de réunion du Palais Bourbon sont mis à leur disposition. Ils ont également des moyens financiers, soit une dotation minimale pour chaque groupe. En s'unissant, la gauche aurait vu ces moyens matériels et financiers divisés.

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