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Assemblée nationale : la droite fait profil bas après une séance "indigne"

Les débats de mardi 17 novembre, presque entièrement consacrés aux attentats, avaient été marqués par une succession de huées.

L'Assemblée nationale, mercredi 18 novembre, lors d'un hommage aux forces de l'ordre
L'Assemblée nationale, mercredi 18 novembre, lors d'un hommage aux forces de l'ordre
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Christophe Chafcouloff & AFP

La séance houleuse de mardi 17 novembre à l'Assemblée a provoqué des réactions outrées de Français et un rappel à l'ordre aux députés, nombreux à admettre un moment "indigne". 24 heures plus tard, le changement d'ambiance était total dans l'hémicycle, où s'est déroulée une séance calme et consensuelle. Celle ci avait été présentée comme un "oral de rattrapage" et ouverte par un hommage unanime et une ovation debout aux forces de l'ordre après l'opération anti-terroriste à Saint-Denis.

Au lendemain d'un rappel à l'ordre "très solennel" prononcé par Claude Bartolone à tous les présidents de groupes politiques, Manuel Valls a été applaudi à plusieurs reprises, y compris à droite, et Christiane Taubira, très souvent chahutée, a été épargnée.  "Merci pour cette séance", a lancé Elisabeth Guigou (PS) dans l'hémicycle, Yves Jégo (UDI) saluant sur Twitter le retour de la "dignité", adressant au passage quelques compliments à Bruno Le Maire.

Du côté des Républicains, des élus ont exprimé leur déception après les débats peu glorieux de mardi 17 novembre. Franck Riester a ainsi reconnu que cette séance n'avait "vraiment pas grandi" l'Assemblée et que les élus devaient "beaucoup mieux aux Français".

Des députés "défaillants", probablement par "excès de passion"

"La séance n'était pas au niveau, je le reconnais", a aussi admis Christian Jacob. Le chef de file des députés Les Républicains avait convoqué son groupe dans la matinée, notamment pour évoquer ces incidents. Dans le même camp, Dominique Bussereau a confié avoir "mal vécu" la séquence et avoir reçu de nombreuses messages de critiques, rejetant, à l'instar de Xavier Bertrand, un tel "mauvais spectacle". Le président du Modem François Bayrou jugeait l'épisode "attristant" dans un pays en deuil.

Tout le monde a effectivement eu tort, et cela est de notre responsabilité

Bernard Accoyer
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L'ancien président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (Les Républicains) juge quant à lui que les députés ont été "défaillants sur tous les bancs de l'hémicycle" lors de la séance houleuse de questions de mardi, presque entièrement consacrée aux attentats, marquée par huées et vociférations. "Je pense que nous avons été défaillants sur tous les bancs de l'hémicycle, à la suite de ces événements, probablement par excès de passion. Tout le monde a effectivement eu tort, et cela est de notre responsabilité", déclare le député de Haute-Savoie 

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