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Ascoval "n'est pas encore sauvée", rappelle Xavier Bertrand sur RTL

INVITÉ RTL - Le président de la région des Hauts-de-France salue la décision de l'État de se laisser plus de temps pour traiter du projet de reprise de l'aciérie, tout en rappelant que rien n'est joué.

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Ascoval "n'est pas encore sauvée", rappelle Xavier Bertrand sur RTL Crédit Image : SARAH ACALAY/SIPA | Crédit Média : RTL | Date :
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Christophe Ponzio et Clémence Bauduin

L'État veut croire à l'avenir d'Ascoval, et se donne jusqu'à début décembre pour régler le dossier. Le gouvernement attendait les conclusions de l'audit d'experts indépendants pour se prononcer sur une possible reprise de l'aciérie de Saint-Saulve, dans le Nord. Les conclusions rendues publiques ce mercredi 31 octobre s'attardent sur l'offre du groupe franco-belge Altifort.

Celles-ci sont encourageantes, à en croire Bruno Le Maire. "L'offre d'Altifort est une offre solide et crédible, c'est donc une chance pour le site d'Ascoval. Nous sommes tous tombés d'accord. Cette chance mérite d'être jouée", a déclaré le ministre de l'Économie, confiant. 

La situation semble s'être débloquée en mettant "sur la touche" Vallourec, actionnaire à 40% d'Ascoval, car le fleuron français de la sidérurgie refusait de participer au projet de reprise. Pour lui, il n'était pas viable. Pourtant, le rapport d'expertise remis aujourd'hui montre le contraire. Résultat, sans Vallourec, l'offre de reprise tient maintenant la route

L'État a clairement changé de position sur ce dossier et c'est tant mieux

Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France
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Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, particulièrement réactif sur le dossier, se réjouit du projet de reprise, mais fait part néanmoins de réserve. "Ce n'est pas encore sauvé", prévient-il au micro de RTL Soir dont il est l'invité ce mercredi 31 octobre. 

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"L'État a clairement changé de position, de regard, sur ce dossier et c'est tant mieux. Ce n'est pas encore suffisant parce qu'on a besoin de savoir s'il n'y aura pas à nouveau de changement de pied et si tout le monde va jouer réglo dans ce dossier jusqu'au bout", explique Xavier Bertrand.

L'ancien ministre du Travail avait accusé le gouvernement de "préparer l'assassinat" de l'aciérie de Saint-Saulve, près de Valenciennes. "Aujourd'hui l'État nous dit, après avoir commandé un rapport indépendant du cabinet Roland Berger qui fait référence, que cette activité est viable. Or pendant des jours et des jours on nous avait dit 'mais qu'est-ce que vous vous embêtez ? Les aciers spéciaux c'est fini, vous demandez à l'État de faire de la perfusion, ça ne marchera jamais'. Ce n'était pas le cas", constate-t-il.

Un nouveau calendrier se dessine

Le "business plan" de l'usine Ascoval  a été revu. Il mise sur des aciers plus performants - haut de gamme - pour gagner en compétitivité. "On a franchi un pas aujourd'hui. Cela va permettre maintenant de chercher des financements. C'est un nouveau sursis avec une nouvelle physionomie, de nouveaux acteurs autour de la table, et une réelle volonté d'avancer. On redémarre à zéro", estime Bruno Kopczynski, porte-parole de l'intersyndicale.

Il va donc encore falloir convaincre les banques. Les carnets de commande doivent aussi se remplir, mais le patron de l'usine Ascoval, Cédric Orban, est confiant. "Depuis une semaine on a eu quatre prospects qui sont venu nous visiter, et ils viennent avec des demandes (...) de l'ordre de 10 à 15% de la capacité de l'usine. J'ai bon espoir", confie-t-il.

Désormais, un nouveau calendrier un peu plus certain se dessine. Déjà, le dépôt de l'offre de reprise par Altifort est attendu d'ici à la fin de la semaine. Ensuite, mercredi 7 novembre, la justice devrait repousser sa décision sur la reprise ou non du site. Il restera alors quatre semaines à Altifort pour boucler le sauvetage de l'usine et ses 280 salariés. Des salariés qui ont d'ailleurs voté, ce mercredi 31 octobre au soir, la reprise du travail dès lundi 5 novembre.

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