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Arnaud Montebourg de retour dans l'arène politique ?

L'ancienne figure du Parti socialiste s'est montré à Belfort, sur le site de General Electric. Un dossier sur lequel il s'était beaucoup impliqué lorsqu'il était ministre.

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Arnaud Montebourg de retour dans l'arène politique ? Crédit Image : AFP / Jeff Pachoud | Crédit Média : RTL | Date :
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L'ancien ministre du Redressement productif refait parler de lui. Pas plus tard que jeudi 27 juin au soir, Arnaud Montebourg, officiellement retiré de la vie politique, faisait un déplacement à haute portée symbolique, à l’usine General Eletric de Belfort, à l’invitation de l’intersyndicale en lutte contre un plan social annoncé le 28 mai dernier, qui prévoit la suppression de 1.000 postes au total, dont près de 800 à Belfort. Or ce dossier fait l’objet d’un vieux contentieux entre Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron.

Pour mémoire c’est en septembre 2015 que la multinationale américaine a pris le contrôle de la branche énergie d’Alstom, après deux ans de bras de fer avec la France. Ministre jusqu’à l’été 2014, Arnaud Montebourg, très opposé à la vente, a beaucoup ferraillé pour sauvegarder ce qu’il considérait comme les intérêts français dans ce dossier. 

Mais c’est son successeur à Bercy, un certain Emmanuel Macron, qui avait fini par conclure l’affaire. Le président de la République est aujourd’hui très critiqué pour les conditions de cette vente. Autre point sensible : le nouveau directeur général de General Electric France, Hugh Bailey, n’est autre que son ancien conseiller industrie au ministère de l’Économie. Voilà qui fait mauvais genre.

Il s’agite beaucoup en ce moment

Un souverainiste qui l'a croisé récemment
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Arnaud Montebourg aurait-il vu là une occasion de revenir dans le jeu ? C’est ce que certains dans sa sphère d’influence aimeraient croire depuis qu’il s’exprime sur ce dossier. "Il s’agite beaucoup en ce moment", assurait par exemple mi-juin un souverainiste qui l’avait croisé peu de temps auparavant.  

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"Il continue ses petites cartes postales", a souri spontanément l’un de ses proches que j’interrogeais hier sur le sujet. C’est vrai que l’ancien ministre s’est offert de longues interviews récemment, l’une à la radio, l’autre à la télévision. Et qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère : "Pour moi, le macronisme c’est le nouveau parti conservateur", avait-il déclaré mi-juin. 

Quand il voit Hollande ou Cazeneuve, il a une conviction : c’est que c’est fini tous ces gens-là

Un des proches d'Arnaud Montebourg
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Mais gare à l’emballement. Le même vieux compagnon de route d’Arnaud Montebourg me le certifiait hier : "S’il y a demain un espace, il s’interrogera, comme tous les autres. Mais il ne s’organise pas. Il n’a pas l’argent. Il ne fait pas de dîners mondains. Et quand il voit Hollande ou Cazeneuve, il a une conviction : c’est que c’est fini tous ces gens là. Et ça vaut pour lui. Sur General Electric, il est très énervé, il en veut personnellement à Macron, c’est différent".

Il y a une trajectoire qu’Arnaud Montebourg suit de près en revanche au PS : celle de son ancien collaborateur, le député Boris Vallaud, qui lui, attendrait son heure.

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