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Après une soirée explosive à l'Assemblée, Élisabeth Borne déclenche un sixième 49.3

L'Assemblée nationale a été marquée par le rejet d'une motion de censure de LFI et par un sixième 49.3 du gouvernement, vendredi 26 novembre.

Élisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 21 novembre 2022.
Élisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 21 novembre 2022.
Crédit : Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Robinson Hollanders & AFP

Les rapports entre députés continuent de se tendre à l'Assemblée nationale. La soirée politique du 25 novembre a été riche en invective et en rebondissement. Pourtant, l'histoire semble simplement se répéter. En début de soirée, la motion de censure déposée par LFI à la suite du dernier 49.3 a été rejetée par les députés. Quelques minutes seulement après cette décision, la Première ministre a de nouveau engagé la responsabilité du gouvernement avec un nouveau 49.3. 

Une fois de plus, Élisabeth Borne a fait usage de cet outil constitutionnel. "Nous ne pouvons pas recommencer éternellement les mêmes discussions", a-t-elle indiqué. Le 49.3 a de nouveau été utilisé sur le volet dépenses du budget de la Sécurité sociale. C'est le sixième depuis le début de la lecture de ce texte. LFI a redéposé une motion de censure concernant ce 49.3.

Des tensions de plus en plus saillantes

Mais si l'usage d'un 49.3 occupe habituellement l'ensemble des débats, ce n'était pas le cas vendredi 25 septembre. En effet, les discussions ont beaucoup tourné autour des tensions et des invectives qui ont eu lieu ces 24 dernières heures dans l'hémicycle. Jeudi 24 novembre, le député de la Guadeloupe (Liot) Olivier Serva a lancé au groupe Renaissance "tu vas la fermer !", entretenant le climat délétère qui régnait. 

Un texte de loi LFI était alors en discussion concernant la réintégration des soignants non-vaccinés contre la Covid-19. Les suspensions de séance et la multiplication des amendements par le groupe Renaissance ont eu pour cause d'énerver les oppositions. 

Du côté des Républicains, Yannick Neuder a dénoncé la "situation chaotique d'hier soir". Il s'est dit "consterné par le comportement de la majorité et du gouvernement" et son "petit jeu de l'obstruction", qui pour lui est un "déni de démocratie". De l'autre côté du spectre politique, chez LFI, Caroline Fiat a pointé du doigt "limage inadmissible du gouvernement" et le caractère "fanfaronnant" du ministre Olivier Véran.

Mais la fin de la séance à l'Assemblée nationale n'a pas marqué la fin des tensions. Mathilde Panot, LFI, a écrit à la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, pour s'indigner de "l'obstruction gouvernementale" sur le texte concernant la réintégration des soignants. La présidente de l'Assemblée s'est exprimée dans une interview à La Voix du Nord dénonçant également "l'obstruction parlementaire", ajoutant, "c'est quand même la négation même du débat". 

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