2 min de lecture Polémique

Annulation d'un débat avec Agacinski : "Un nouveau maccarthysme" pour Blanquer

Après l'annulation d'une conférence-débat à Bordeaux avec la philosophe Sylviane Agacinski, Jean-Michel Blanquer dénonce "une sorte de maccarthysme".

Jean-Michel Blanquer, le 28 août 2019
Jean-Michel Blanquer, le 28 août 2019 Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Louis Rigaudière et AFP

L'affaire avait suscité de nombreuses réactions. Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a dénoncé mercredi 30 octobre "une sorte de nouveau maccarthysme" après l'annulation la semaine dernière à Bordeaux d'une conférence-débat avec la philosophe Sylviane Agacinski, opposante à la PMA pour toutes les femmes et à la GPA.

Cette conférence-débat, prévue le 24 octobre dernier à l'université Montaigne de Bordeaux, avait pour thème "l'être humain à l'époque de sa reproductibilité technique", dans le cadre d'un cycle de thématiques diverses sur l'année animées par des universitaires, écrivains, philosophes. Selon l'université, "des groupes ont décidé d'empêcher la tenue d'un échange légitime et évidemment contradictoire sur ces questions d'ordre éthique et juridique dans le contexte des débats actuels sur la PMA et la GPA" (gestation pour autrui).

Pour M. Blanquer, "ce qui s'est passé à Bordeaux est absolument inacceptable, et ça doit nous alerter car ce n'est pas un mouvement spécifiquement français, c'est une sorte de nouveau maccarthysme qui fait que l'on veut s'attaquer à la liberté d'expression", a-t-il dénoncé au Sénat, lors des questions d'actualité au gouvernement.

Une "tribune réactionnaire"

"Chacun sait que ce que veut défendre madame Agacinski ne correspond pas aux positions du gouvernement. Mais c'est notre honneur, et c'est ce qu'a fait Marlène Schiappa que de dire que bien entendu (...), nous ne sommes pas d'accord avec elle mais nous serions prêts à nous battre pour qu'elle puisse s'exprimer", a-t-il poursuivi.

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Le ministre a estimé qu'"il est triste de voir qu'on enrôle la jeunesse parfois dans des manifestations d'intolérance qui consistent à empêcher qu'une manifestation de ce genre ait lieu". Début octobre, plusieurs organisations, dont "Riposte Trans", "Association des jeunes et étudiant-e-s LGBT de Bordeaux", "Solidaires étudiant-e-s", "Collectif étudiant-e-s anti-patriarcat" avaient dénoncé dans un communiqué une "tribune" offerte à une conférencière aux positions "réactionnaires, transphobes et homophobes".

Le collectif avait invité les étudiants à se mobiliser contre cette venue, et affirmé mettre "tout en oeuvre afin que cette conférence n'ait pas lieu".

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