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Alba Ventura : "Pour Hollande, le dossier irakien n'est pas une parenthèse enchantée"

REPLAY - François Hollande est en déplacement à Bagdad pour une visite de soutien au gouvernement irakien. Il a revêtu le costume de chef des armées, le seul encore à sa taille.

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Le président français François Hollande est arrivé vendredi 12 septembre matin en Irak pour soutenir les autorités et préciser sa stratégie contre les jihadistes. Le chef de l'État, qui traverse une zone de turbulence sur le plan intérieur, ne tente pas de redorer son blason sur la scène internationale. Pour lui, le dossier irakien n'est absolument pas une parenthèse enchantée.

Hollande chef de guerre

Il est vrai que c'est à peu près tout ce qui reste de la fonction présidentielle. François Hollande n'est pas le chef de la lutte contre le chômage. Il n'est pas le chef de son camp. En revanche, il reste le chef des armées. C'est son pré-carré.

Là, en l’occurrence, il est chef de guerre. Sur le plan international, il est au front, aux avant-postes. C'est lui qui est à l'initiative du sommet sur l'Irak qui aura lieu lundi prochain à Paris. Il prend ses responsabilités.

D'ailleurs sur ce point, il n'y a pas une voix dans la classe politique française qui conteste sa décision d'intervenir en Irak. C'est à peu près le seul domaine dans lequel son action n'est pas critiquée.

Guerre au terrorisme

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Ceux qui affirment qu'il s'agit d'une opération de diversion se trompent. On fait certes peu crédit à François Hollande, mais ce n'est pas un idiot. Il sait parfaitement qu'il ne va pas capitaliser sur cette opération. Il ne doute pas une seconde que cela n'aura aucun effet sur les sondages. Cela ne va pas faire oublier Thomas Thévenoud, ni le livre de Valérie Trierweiler.

Même s'il est droit dans ses bottes, s'il fait preuve d'autorité dans les affaires militaires et que sa main ne tremble pas dans la prise de décision, il n'en tire plus aucun bénéfice. Peut-être qu'au moment de la guerre au Mali, en janvier 2013, alors que sa popularité commençait à chuter, il y a eu la tentation de croire que ça pouvait avoir un effet. Il y a eu d'ailleurs un léger mieux, qui n'a pas duré. Mais aujourd'hui, c'est fini.

François Hollande sait bien que le piège national qui s'est refermé sur lui, ne va pas d'un coup, grâce à des frappes aériennes en Irak, se desserrer ou le faire entrer dans une autre dimension. Dans cette affaire irakienne, le Président ne poursuit qu'un seul but : faire la guerre au terrorisme.

Continuité dans la politique française

C'était déjà le cas au Mali. Sur ce terrain-là, c'est sans doute le point fort de son quinquennat. Le Mali a été une révélation pour lui. Il s'est rendu compte qu'il pouvait avoir un impact concret sur le déroulement des événements, qu'il y avait une place pour faire entendre la voix de la France.

Souvenez-vous de sa phrase en arrivant à Bamako après les premiers succès de l'opération Serval. Il disait avoir vécu "la journée la plus importante de sa vie politique". C'était étrange comme phrase dans la bouche d'un Président fraîchement élu.

Encore une fois, ça a été une révélation : que sur ce terrain-là, on pouvait changer les choses et ne pas être dépendant d'un demi point de croissance ou de 1% de déficit. Dans son esprit, tout ça est très cohérent. Il poursuit en Irak la guerre qu'il a déclaré aux islamistes du Sahel, il y a deux ans, et celle que la police française mène contre les jihadistes français contre les cellules terroristes en France.

Il poursuit aussi d'une certaine manière la guerre que les Français et les Américains avaient déclenchée au lendemain du 11 septembre 2001, dont on vient de célébrer l'anniversaire. Il est au fond dans la lignée de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Finalement, il y a des terrains où il y a une forme de continuité dans la politique française.

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