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Agriculture : "La situation est pire que jamais", juge Natacha Polony

ÉDITO - La loi Égalim devait résoudre les problèmes que rencontrent les paysans, mais elle a été vidée de sa substance regrette Natacha Polony.

oeil monde - L'oeil de... Natacha Polony & Andréa Bescond & Philippe Caverivière & Olivier Mazerolle iTunes RSS
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Agriculture : "La situation est pire que jamais", juge Natacha Polony Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Natacha Polony édité par Nicolas Scheffer

Parmi les sujets mis en avant par Nicolas Hulot, invité de RTL ce 13 janvier, quand il est arrivé au ministère de l’environnement, il y avait la question de l’alimentation. Une loi a été votée depuis. Ça y est ? Les paysans vivent de leur travail ? Les consommateurs paient le juste prix ?

Pas vraiment. On va rappeler l’enchaînement des faits. Quand Nicolas Hulot accepte la proposition d’Emmanuel Macron d’entrer au gouvernement, il a quelques projets concrets auxquels il tient, histoire de ne pas faire potiche ou alibi. Entre autres, il y a cette idée d’États généraux de l’alimentation. Histoire de s’intéresser enfin à l’acte alimentaire, aux risques d’obésité, aux suicides de paysans, à la destruction de la biodiversité… 

Le principe : on met autour de la table tous les acteurs de la chaîne, les paysans, les producteurs, l’industrie agroalimentaire, la grande distribution... Surtout, on paie les aliments à leur juste prix, ce qui permet de les produire dans des conditions correctes, et pour ça, on interdit les reventes à pertes, on empêche la grande distribution de pratiquer l’abus de position dominante et surtout, on fait en sorte qu’enfin, ce ne soient plus les acheteurs, les distributeurs, qui fixent les prix mais les vendeurs. Oui, cette situation était dingue.

Le compte n'y est pas

Au départ, tout le monde a joué le jeu. C’était beau. Trop beau. Déjà, dès le début, le ministère de l’agriculture avait discrètement essayé d’évincer le ministère de l’environnement. Le 21 décembre 2017, Nicolas Hulot boycotte la clôture des États généraux en estimant que le compte n’y est pas. Et surtout en septembre 2018, arrivée de la loi Égalim : là où il était écrit "on doit", il n’y a plus que "on devrait", toutes les mesures contraignantes pour la grande distribution ont disparu. Et la situation est pire que jamais.

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