2 min de lecture Affaire Balkany

Affaire Balkany : une villa au Maroc également saisie par la justice

Selon "Libération", un riad à Marrakech dont le couple Balkany nie être propriétaire a été saisi dans le cadre d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale. Celle-ci révèle de complexes montages financiers.

Patrick et Isabelle Balkany en novembre 2014
Patrick et Isabelle Balkany en novembre 2014 Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff

Les déboires continuent pour les Balkany, qui font l'objet d'une mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale et corruption depuis un an. Après la vente de leur villa Pamplemousse sur l'île de Saint-Martin et la saisie de leur résidence du moulin de Giverny, c'est au tour de la villa "Dar Gyucy" d'être la cible des magistrats en charge de l'enquête. Selon les informations de Libération, la justice a saisi les titres porteurs de la société détenant le riad, dont le couple ne reconnait pas être propriétaire.

Cette troisième saisie intervient à la fois en prévention avant une éventuelle confiscation, mais également afin d'empêcher tout transfert de propriété, car c'est bien sur ce point que les soupçons sont les plus forts. En effet, comme le révèle Libération, l'identification du réel propriétaire de la villa était sur le papier quasiment impossible.

Ces difficultés sont le résultat de montages financiers complexes menés pour le couple des Hauts-de-Seine. L'achat du riad aurait été effectué par une société offshore établie au Panama, dotée d'un mystérieux compte bancaire à Singapour. La situation aurait alors été éclaircie par Tracfin, la cellule du ministère des Finances et des Comptes publics chargée de la lutte contre le blanchiment d'argent. Le travail des enquêteurs de Bercy a ainsi abouti à la révélation d'un nom derrière ces structures opaques : Jean-Pierre Aubry. Cet homme de confiance des Balkany a notamment été nommé chef de cabinet de la mairie de Levallois-Perret, puis directeur général de la société d'aménagement urbain Semalrelp, dont le capital est majoritairement détenu par la ville.

Aubry allège le patrimoine des Balkany, un associé de Sarkozy impliqué

En 2009, Aubry aurait pris en charge le suivi des opérations visant à l'acquisition de la villa "Dar Gyucy", effectuant notamment un mystérieux déplacement à Genève qu'il justifiera par son goût pour "les cigares et les chocolats" suisses. La surprenante explication a laissé indifférents les juges d’instruction parisiens Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, qui l'ont mis en examen pour "complicité de corruption passive" et "blanchiment de corruption", estimant qu'il n'était qu'un prête-nom pour le compte du couple.

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Si la villa Pamplemousse des Balkany avait été revendiquée, la situation est bien différente pour le lieu de villégiature marocain, dont Isabelle Balkany a nié avec conviction en être propriétaire devant les juges. "Cette maison ne nous appartient ni à moi ni à mon mari" aurait ainsi déclaré la première adjointe au maire de Levallois-Perret. L'acquisition suspectée du riad par le couple est en effet un "boulet", qui pourrait entraîner également Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy au sein du cabinet de l'ex-chef de l'État "Claude & Sarkozy". L'avocat de la ville de Levallois, aurait ainsi conseillé Jean-Pierre Aubry dans l'élaboration du tortueux montage financier, moyennant de généreuses rétributions.

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