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"Une très forte surmortalité" : la canicule de juin a fait bondir les décès de 122% en Île-de-France, selon Santé publique France

La canicule exceptionnelle de fin juin a provoqué une surmortalité massive en Île-de-France. Entre le 22 et le 28 juin, près de 3.000 décès ont été enregistrés, soit 122% de plus que le niveau attendu, selon un bilan actualisé de Santé publique France.

Une vague de chaleur d'une intensité inédite frappe la France en cette fin de mois de mai 2026

Crédit : AFP

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La vague de chaleur de fin juin a entraîné une hausse impressionnante de la mortalité en Île-de-France. Santé publique France fait état de près de 3.000 décès enregistrés dans la région, avec une mortalité plus que doublée par rapport à la normale.

"Une très forte surmortalité a été observée en Île-de-France (entre le 22 et le 28 juin) dans un contexte de vague de chaleur", a résumé l'agence sanitaire dans un bilan publié sur son site, évoquant une variation de "+122% soit +1.565 décès entre le nombre de décès attendu et celui observé".

Ces chiffres sont les plus précis en date sur le bilan sanitaire de la canicule de juin en région parisienne, l'une des plus affectées en matière de mortalité par cet épisode encore plus intense que celui, jusqu'alors inégalé, de 2003.

Une première surmortalité en juillet

Début juillet, Santé publique France avait livré une première estimation de l’impact de la canicule sur la mortalité. L’agence faisait état de plus de 2.000 décès supplémentaires en France, soit une hausse d’environ 30% à l’échelle nationale, et de plus de 62% en Île-de-France. Mais ces données restaient partielles, car elles reposaient uniquement sur les certificats de décès électroniques. Elles étaient en outre comparées à la semaine précédente, déjà touchée par de fortes chaleurs.

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Les nouvelles estimations, publiées vendredi, sont plus exhaustives, puisqu'elles incluent aussi les certificats de décès en version papier. Et la tendance donnée correspond, cette fois, au nombre de morts supplémentaires par rapport à la mortalité attendue en temps normal. Avec ces nouveaux éléments, la hausse estimée n'est donc plus d'environ deux tiers, mais correspond à un niveau plus que doublé par rapport à la normale.

"Il s'agissait principalement des personnes de plus de 65 ans avec 82,4% des décès survenus", précise l'agence, ajoutant que ces nouvelles estimations pourraient encore être sous-estimées.

Des conséquences qui peuvent arriver plus tard

La semaine suivante, bref épisode d'accalmie avant une nouvelle canicule actuellement en train de prendre fin, n'a par ailleurs pas vu de retour à la normale, puisque la mortalité excédentaire y était encore de plus de 200 décès en Île-de-France, selon Santé publique France. Les effets de la canicule ne se traduisent pas uniquement par des décès immédiats liés à la chaleur, comme la déshydratation ou l’hyperthermie : certaines conséquences peuvent apparaître plusieurs jours plus tard.

Début juillet, lors de la publication de ses premières estimations sur la mortalité de la canicule de juin, Santé publique France avait dit tabler sur un bilan plus complet au niveau national dans les trois semaines.

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