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J.K. Rowling à Paris le jeudi 4 novembre 2018 pour l'avant-première mondiale des "Animaux fantastiques 2"
Crédit : Christophe Ena/SipaPress
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L'écrivaine britannique J.K. Rowling a fait part de sa "fureur", ce vendredi 17 juillet, après que l'association Amnesty International UK a décrit son centre de soutien aux femmes victimes de violences sexuelles comme contraire aux "droits" humains en raison de ses positions contre les personnes transgenres.
Le centre Beira's Place, fondé en 2022 à Édimbourg en Ecosse, propose une assistance aux femmes victimes de violences sexuelles. Le site internet de la structure la présente comme un " espace sûr, réservé aux femmes". J.K. Rowling, connue pour avoir signé la saga Harry Potter, a enchaîné les polémiques ces dernières années : ses critiques l'accusent régulièrement de défendre des idées transphobes.
Le centre est apparu début juillet dans une liste de 117 organisations accusées par la branche britannique d'Amnesty d'appartenir à un mouvement "anti-droits". Ce mouvement, selon l'ONG, regroupe des organisations hostiles aux droits des personnes LGBT+ ou aux droits reproductifs.
Les avocats du centre ont accusé l'association de défense des droits humains de diffamation et menacé d'engager des poursuites judiciaires, jugeant cette qualification "profondément offensante".
"L'attaque d'Amnesty contre Beira's Place m'a mise dans une fureur qui ne cesse de grandir au fil des heures", a réagi vendredi la romancière sur X.
Elle avait déjà invité les organisations présentes sur ce qu'elle qualifie de "liste noire" à solliciter l'aide du J.K. Rowling Women's Fund pour leurs frais de justice si elles envisageaient des actions.
L'association a rapidement retiré ce rapport et présenté ses excuses, un porte-parole déclarant qu'il n'avait pas été soumis aux "procédures internes de relecture, en place pour garantir la cohérence, l'exactitude et l'alignement avec les positions d'Amnesty International UK". Il a toutefois souligné que l'organisation restait "déterminée" à défendre "à la fois les droits des femmes et ceux des personnes trans".
Amnesty International UK s'est elle-même signalée auprès du régulateur britannique des associations, la Charity Commission, a confirmé cette dernière jeudi. Elle va désormais étudier si elle est habilitée à prendre des mesures contre l'ONG, mais n'a pas ouvert d'enquête formelle à ce stade.
Figurait aussi dans cette liste d'Amnesty l'organisation For Women Scotland, qui a obtenu une victoire en justice l'année dernière concernant la définition légale d'une femme au Royaume-Uni.
Cette définition repose sur le sexe biologique, a tranché la Cour suprême britannique dans une décision encore partiellement appliquée mais qui devrait avoir de nombreux impacts sur les accès des personnes transgenres aux espaces non-mixtes.
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