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Un homme marchant sous la pluie dans le Calvados.
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Goretti, Harry, Ingrid, Chandra… En ce début d'année 2026, les tempêtes se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Des vents à 213 km/h, des épisodes de neige qui ont mis le pays à l'arrêt, de grosses perturbations pluvieuses… En janvier, le ciel français était chargé, surtout en Bretagne et en Méditerranée.
Et ça continue. Ce mercredi 4 février 2026, c'est une nouvelle perturbation qui arrive par l'ouest. Elle est associée à la dépression Leonardo qui s'installe sur le proche Atlantique. En France, cette tempête devrait donner des rafales de vent de l'ordre de 60 à 70 km/h et un risque d'orages, notamment sur les côtes de Pays de la Loire et le Poitou-Charentes, selon les prévisions de Météo France.
Dans le détail, les premiers effets de cette dépression seront visibles en Aquitaine, où le temps est humide dès ce mercredi matin. L'après-midi, la dégradation océanique s'étendra de la Bretagne à l'ouest de l'Occitanie.
Cette succession de perturbations doit-elle nous étonner ? Si l'hiver est souvent synonyme de mauvais temps, ce début 2026 sort du lot. Et c'est Météo France qui le dit. "On a jamais eu autant de pluie tous mois confondus sur certaines régions. En Bretagne, c'est du jamais vu", étaye Christelle Robert, prévisionniste pour l'organisme météorologique, auprès de RTL.fr.
Comment peut-on expliquer cette succession de séquences météo particulièrement intenses ? Il faut regarder du côté du courant-jet. Cela ne vous dit rien ? Il s'agit d'un "tube de vent" très fort, de 2 à 3 kilomètres d'épaisseur qui circule autour de la Terre d'est en ouest. "Il est responsable du creusement des dépressions", nous explique Christelle Robert. "Il apporte généralement sur la France les perturbations les plus fortes et les tempêtes", précise Météo France dans une note.
Or, en janvier, le courant-jet a été particulièrement "vigoureux". Ce courant est le résultat d'un conflit de masses d'air entre l'air froid du nord et les températures plus douces des tropiques. Une grande variation entre les deux entraîne une anomalie, qui se traduit par des perturbations chez nous. La faute au changement climatique ? "Non, on a déjà eu des mois très pluvieux par le passé, comme en janvier 2016", rappelle Christelle Robert.
Le mois de janvier 2026 restera dans les annales notamment pour son bilan pluviométrique. De nombreux records ont été battus dans le Finistère, département breton généralement en proie aux crues et aux fortes pluies.
Par exemple, Sizun n'a jamais connu un mois aussi pluvieux de son histoire. La commune de 2.000 habitants bat son précédent record de 1999. Même chose à Camaret-sur-Mer, sur la touristique presqu'île de Crozon, qui bat son record de janvier 2016, mois de référence pour la pluviométrie française.
"Les mois d'hiver sont plutôt agités en règle générale", nuance la météorologue. C'est à cette période que l'on a le plus de tempêtes puisque c'est à cette époque où il y a le plus de contrastes entre les températures froides des pôles et l'air doux des tropiques.
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