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Violette Nozière : le parricide de la fleur vénéneuse

"L'Heure du Crime" revient sur l'empoisonneuse froide et amorale, Violette Nozière. Une étudiante française qui a défrayé la chronique judiciaire et criminelle dans les années 1930.

Violette Nozière, accusée d'avoir empoisonné ses parents, se débat avec les policiers après le verdict de son procès le 12 octobre 1934 à Paris.
Violette Nozière, accusée d'avoir empoisonné ses parents, se débat avec les policiers après le verdict de son procès le 12 octobre 1934 à Paris.
Crédit : STF / AFP
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Jean-Alphonse Richard

Elle est la criminelle qui a sans doute porté le plus de surnoms : le monstre en jupons, la Dame de Pique, l'ange noir, la poupée au cœur de glace. Le crime de Violette Nozières, 18 ans en cet été 1933, a rassemblé, à lui seul, tous les vices possibles.

Cette enfant au prénom de fleur à la consonance si douce a empoisonné ses parents. Le père décède, la mère survit. La jeune meurtrière, alors âgée de 18 ans, a entamé une courte cavale après avoir tenté de maquiller le crime, et est arrêtée le 28 août 1933. Très vite, la presse s’empare de l’affaire et le sujet devient national

D’abord dépeinte comme un monstre, Violette a pourtant semé le trouble avec sa version des faits. De ses mots, les enquêteurs découvrent une relation incestueuse et brutale instaurée par son père. Dans les mœurs des années 30, c'est le mot de trop. Décrite comme une dévergondée, une menteuse cherchant à salir l'image de son père, l'ange noir n'est pas cru.

Elle n'est pas crue

Gilbert Thiel

"Ce qui est certain, c'est que l'opinion refuse d'y croire. Il faut savoir qu'à l'époque les gens scandait au passage du fourgon : 'à mort Violette Nozières !' On ne retient que la menteuse et le scandale de n'a fait qu'aggraver les choses", explique Bernard Hautecloque dans L'Heure du crime. 

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"Elle n'est pas crue. Pendant le procès, on ne va citer le terme d'inceste ou viol, on sait quand même que ça existe. Pourtant, son avocat ne va pas en faire beaucoup état à l'appui de la défense de Violette", atteste Gilbert Thiel au micro de RTL. "Par contre, ce qui retient l'attention des médias et des jurés, c'est l'attitude de cette menteuse professionnelle, son attitude de dévergondée à l'époque où les mœurs ne sont pas très libres". 

Violette Nozière était-elle la poupée au cœur de glace ou une victime du patriarcat ? Le 12 octobre 1934, le jury rendra son verdict : le jeune femme est condamnée à mort. En 1945, l'empoisonneuse est graciée par le maréchal Pétain. 

Les invités de "L'Heure du crime"

Gilbert Thiel, magistrat honoraire, ancien juge et auteur de Faites entrer l’acquitté chez Robert Laffon.
Bernard Hautecloque, historien et auteur du livre Violette Nozière la célèbre empoisonneuse des années trente aux éditions Normant

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