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Violences policières : Six mois avec sursis requis contre un policier

Trois victimes ont expliqué aux enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie des enquêtes, avoir reçu des coups injustifiés de la part du fonctionnaire, entre novembre 2019 et juin 2020.

Des policiers (illustration)
Des policiers (illustration)
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Quentin Marchal & AFP

Les faits remontent à novembre 2019, mai 2020 et juin 2020. Six mois de prison avec sursis ont été requis, mercredi 6 janvier, contre un motard de la police nationale, jugé en correctionnelle à Angers pour des violences sur trois automobilistes.

Âgé de 51 ans, ce policier angevin de la formation motocycliste urbaine (FMU), aux états de services exemplaires, était poursuivi pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

Les motards de la police nationale, dont le prévenu, ont procédé au contrôle de conducteurs ayant commis une infraction routière entre novembre 2019 et juin 2020. Ces interventions ont dégénéré et mené à des violences policières, selon l’accusation et les plaignants. 

Les trois victimes ont expliqué aux enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie des trois enquêtes, avoir reçu des coups injustifiés. Le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard, a considéré que le fonctionnaire de police avait, dans chaque cas, fait un usage illégitime et disproportionné de la force

"Vous avez très largement dépassé les limites"

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Pointant les similitudes entre les trois dossiers, Éric Bouillard a requis une peine de six mois de prison avec sursis. "Vous avez très largement dépassé les limites du raisonnable", a lancé le procureur en s’adressant au policier.

En défense, Me Pascal Rouiller a estimé que son client avait usé de la force de manière "adaptée" et "justifiée" dans des situations décrites comme "dangereuses" et face à des attitudes "belliqueuses". 

Deux des interventions litigieuses ont eu lieu dans des quartiers dits sensibles d’Angers. Insistant sur la carrière "exceptionnelle" de son client, l’avocat a souligné que dans deux des trois procédures, l’IGPN a conclu à un usage légitime de la force. Me Rouiller a plaidé la relaxe du policier. Le tribunal rendra sa décision le mercredi 3 mars prochain.

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