2 min de lecture Justice

Violences conjugales : un maire du Tarn-et-Garonne condamné à de la prison avec sursis

Stéphane Laroque, maire du village de Lapenche (Tarn-et-Garonne), a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales mardi 26 novembre.

La commune de Lapenche, dans le Tarn-et-Garonne.
La commune de Lapenche, dans le Tarn-et-Garonne. Crédit : RTL
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et AFP

Il avait été placé en détention provisoire le 23 novembre. Le maire du village de Lapenche, dans le Tarn-et-Garonne, a été condamné mardi 26 novembre à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales par le tribunal correctionnel de Montauban pour avoir agressé son ex-compagne et le compagnon de cette dernière.

La procureure avait requis six mois de prison dont trois avec sursis contre Stéphane Laroque, 45 ans, ainsi que son maintien en détention et la privation de ses droits civiques pendant trois ans avec exécution provisoire. 

Déjà condamné pour des faits de violences, le maire de ce village de quelque 270 habitants et chef d'entreprise était accusé d'avoir cogné les têtes de son ex-compagne et de son compagnon lors d'une soirée Beaujolais le 21 novembre dans un bar de Caussade, non loin de sa commune. Il a également été condamné à une obligation de soins et à l'interdiction de contact avec son ex-compagne

Cette dernière a, selon son avocate, Me Stéphanie Nauges, subi des violences durant leur vie en commun, de 2008 à 2018. Elle avait porté plainte auprès de la gendarmerie, suscitant une visite à domicile au cours de laquelle le maire s'en était pris aux gendarmes, s'attirant en 2017 une condamnation à un mois de prison avec sursis.

Un "rapprochement de têtes"

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Stéphane Laroque, dont la défense avait demandé la relaxe en invoquant notamment un comportement souvent violent de son ex-compagne, a affirmé avoir été "provoqué" par le compagnon de cette dernière. Il a soutenu ne pas avoir voulu frapper mais avoir opéré un "rapprochement de têtes" sur le modèle d'une pratique de vestiaires de rugby. 

Mettant en avant une "violence avérée" et le passé du maire, la procureure avait souligné le "devoir d'exemplarité" des élus, et la nécessité "de ne pas laisser perdurer ce type de comportement". Les membres du conseil municipal étaient présents à l'audience pour soutenir l'édile.

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