1 min de lecture Justice

VIDÉO - Grasse : la justice ordonne la destruction d'un château estimé à 57 millions d'euros

Un château de 1.200 m2, construit en toute illégalité dans une propriété de Grasse (Alpes-Maritimes) devra être détruit. Le fisc estime sa valeur à 57 millions d’euros.

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WEDDING / CHATEAU DITER - GRASSE / GALA ORGANISATION Crédit Image : Capture d'écran Google Maps |
Sarah Duhieu
Sarah Duhieu
et AFP

Le "Château Diter" ne sera plus. La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé lundi 27 mars la destruction de ce vaste palais de style Renaissance, construit illégalement dans une propriété de Grasse (Alpes-Maritimes).

Le propriétaire Patrick Diter, un homme d'affaires, avait acheté une modeste bastide de 200 m2, en mars 2000. Mais peu à peu, il avait effectué des travaux sans permis de construire, jusqu'à transformer la petite maison en un vaste palais de 3.000 m2, d'une valeur estimée à 57 millions d'euros par le fisc. Il avait notamment fait construire une piscine, un héliport et une route de 600 m2 tracée, tout aussi illégalement, dans un espace boisé classé.


Lors de l'audience en janvier, l'avocat général Pierre-Jean Gaury avait dénoncé "un projet pharaonique, délirant, totalement illicite et construit de façon illégale", réalisé "au mépris des règles d'urbanisme de sécurité et d'environnement" par un propriétaire dont "la seule préoccupation est l'argent". Le château était utilisé pour réaliser des tournages de films et de séries mais aussi des mariages, à au moins 50 000€ la soirée. Ce sont des voisins qui ont porté l'affaire devant la justice.

Tout doit être détruit

Les magistrats ont donc confirmé en appel une partie du jugement de première instance, qui ordonnait notamment "la remise en état des lieux par la démolition de l'ensemble des ouvrages" construits depuis 2005. Patrick Diter s'était dit prêt à démolir des bâtiments construits en dehors de tout permis, et avait reconnu avoir fait "des erreurs".

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"Au début c'était la maison familiale (...), j'ai été trop loin" s'était-il défendu, concédant l'organisation de cinq mariages par an "des Russes, des Indiens" mais beaucoup plus selon ses voisins.

Toutes les extensions réalisées après l'achat de la propriété devront être détruites sous 18 mois, avec une astreinte de 500 euros par jour de retard passé ce délai. Patrick Diter écope également d'un total de 450.000 euros d’amende. Il a désormais l'intention de se pourvoir en cassation.

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Justice Alpes-Maritimes France
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