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Val-d'Oise : trois policiers mis en examen pour des violences sur un jeune homme

Trois policiers ont été mis en examen pour des violences sur un jeune homme de 19 ans qui a reçu près d'une trentaine de décharges de taser lors d'un contrôle en janvier à Cormeilles-en-Parisis dans le Val-d'Oise.

Cette photo prise à Créteil, dans la banlieue sud-est de Paris, le 8 décembre 2020, montre un brassard de police alors que des policiers se tiennent devant la « Direction territoriale de la titrisation du Val-de-Marne ».
Cette photo prise à Créteil, dans la banlieue sud-est de Paris, le 8 décembre 2020, montre un brassard de police alors que des policiers se tiennent devant la « Direction territoriale de la titrisation du Val-de-Marne ».
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Cindy Hubert - édité par Julien Vattaire

Trois policiers ont été mis en examen dans le Val-d'Oise pour des violences sur un jeune de 19 ans. Les faits remontent à janvier dernier à Cormeilles-en-Parisis près d'Argenteuil. Lors d'un contrôle, ils retrouvent dans son téléphone un photo-montage d'un policier déguisé en stripteaseuse. Selon les déclarations du jeune homme, s'en serait suivi un déchaînement de violence.

Le jeune homme décrit des coups de pieds, des coups de poing, des insultes, des tirs de taser pendant près de 40 minutes. "J'ai cru que j'allais mourir", dit-il. Il finit par porter plainte, ayant des hématomes à l'oreille, sur les joues et sur les jambes. Et pourtant, le médecin de l'unité médico-judiciaire du même commissariat ne mentionne que des lésions superficielles, aucun jour d'ITT. Les fonctionnaires nient en bloc. 

Les trois fonctionnaires nient les faits

Mais le taser va parler. "L'expert va constater effectivement qu'il y a eu une utilisation absolument anormale, avec des déclenchements à multiples reprises sur des périodes extrêmement courtes. Et, notamment sur des périodes de plus de cinq secondes qui sont destinées à neutraliser totalement un individu, ce qui n'était absolument pas décrit par les policiers dans leur rapport d'intervention", explique Maitre Ian Knafou, l'avocat du jeune homme.

Un témoignage fait également basculer l'enquête, celui d'un policier présent le soir des faits. Il finit par craquer : "Dans notre groupe, parfois, les contrôles n'étaient pas faits comme ils devraient l'être." Aujourd'hui, les trois fonctionnaires réfutent toujours tout usage disproportionné de la violence. Le chef de la brigade, celui accusé d'avoir utilisé le taser, a été suspendu de ses fonctions

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