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Universités : des chercheurs dénoncent "l'ampleur" des violences sexistes et sexuelles

Dans une tribune publiée dans "Le Monde", un collectif de 500 chercheurs regrette que les procédures disciplinaires soient "encore trop rares" au sein des établissements d'enseignement supérieur.

Des étudiants dans une salle de classe (illustration)
Des étudiants dans une salle de classe (illustration) Crédit : AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Ils évoquent des "lâchetés institutionnelles". Dans une tribune publiée dans Le Monde jeudi 23 mai, un collectif de 500 chercheurs a dénoncé des procédures disciplinaires "encore trop rares" au sein des universités face à "l'ampleur" des violences sexistes et sexuelles qui ont lieu, selon eux, au sein des établissements d'enseignement supérieur.

Ces chercheurs mettent en cause des "stratégies d'évitement" de la part des universités telles que des "réponses dilatoires", des "tergiversations", ou encore des "ouvertures d'enquêtes administratives internes au fonctionnement opaque" et des "accusations de diffamation" pour "refuser d'ouvrir ces procédures disciplinaires".  

Si plusieurs universités ont bien sanctionné des agresseurs selon le collectif depuis octobre 2017, "les procédures fonctionnent structurellement en défaveur des victimes" souvent "considérées comme des témoins" et qui "ne peuvent pas faire appel des décisions".  

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De véritables cellules de veille réclamées

Entre autres mesures, les signataires de la tribune réclament la mise en place de "vraies cellules de veille" sur le harcèlement sexuel au sein de chaque université. Leur nombre et les moyens humains et financiers qui leur sont alloués sont jugés trop "limités" à ce jour. 

Les "cellules de veille", mises en place par le gouvernement depuis mars 2018 dans les établissements d'enseignement supérieur, peuvent effectivement être saisies en cas de harcèlement, bizutage, agressions sexuelles par les victimes ou des témoins, y compris indirects.  Le gouvernement avait également annoncé l'an dernier la formation d'ici 2020 de 13.000 agents du personnel Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) sur les violences sexistes et sexuelles.

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