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"ICE out" : à Minneapolis, des milliers d'Américains manifestent contre la police de l'immigration de Trump

Des manifestants ont brandi des pancartes hostiles à l'administration Trump, après les raids de la police américaine de l'immigration, à l'origine de la mort de deux manifestants, ce vendredi 30 janvier.

Des milliers de manifestants à Minneapolis contre la police de l'immigration de Trump, le 30 janvier 2026

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Des milliers de manifestants se sont rassemblés, ce vendredi 30 janvier, à Minneapolis pour protester contre les raids menés par la police américaine de l'immigration, à l'origine de la mort de deux manifestants ces dernières semaines, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Ces manifestants battaient le pavé ans après-midi dans les rues de cette ville du nord des États-Unis sous des pancartes hostiles au président américain Donald Trump et à la police fédérale de l'immigration (ICE), qui cristallise les tensions dans la cité démocrate. 

Déjà décriées à Los Angeles et Chicago ces derniers mois, les méthodes de la police de l'immigration américaine (ICE) et de celle des frontières (CBP) ont créé un climat anxiogène à Minneapolis. Comme à chaque opération d'envergure, des groupes d'agents fédéraux masqués et lourdement armés effectuent des descentes musclées aux arrêts de bus, près des magasins de bricolage où les sans-papiers cherchent du travail, ou dans d'autres endroits prisés de la communauté latino-américaine. 

"Ils arrêtent des enfants de cinq ans, des femmes enceintes"

Ces trois dernières semaines, ils ont tiré une balle dans la jambe d'un migrant vénézuélien, abattu deux Américains qui contestaient leur action et ont embarqué un petit Equatorien dont le regard perdu a fait le tour des réseaux sociaux. "Ils arrêtent des enfants de cinq ans, des femmes enceintes. Donc il se passe beaucoup de choses anormales", souffle le pasteur Sergio Amezcua, également indigné par l'arrestation de citoyens américains qui n'avaient pas la bonne couleur de peau. 

"Ils font des contrôles au faciès, donc les gens ont peur, même ceux qui sont nés ici", insiste-t-il. Sur les 600 hispaniques de sa congrégation, la moitié sont Américains. Et pourtant, seuls 80 osent désormais assister au service du dimanche. 

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