2 min de lecture Faits divers

Taku Sekine, chef japonais installé à Paris, met fin à ses jours à 39 ans

Sa famille a annoncé la nouvelle sur Twitter, pointant les rumeurs d'agressions sexuelles dont il faisait l'objet depuis quelques mois.

Le chef japonais Taku Sekine
Le chef japonais Taku Sekine Crédit : Instagram @taksekine
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Il était l'un des chefs les plus réputés de la capitale, il a mis fin à ses jours à l'âge de 39 ans. Taku Sekine, un Japonais installé en France et formé par la légende Alain Ducasse, a mis fin à ses jours à la suite d'une violente dépression, consécutive à des "ragots" proférés à son encontre pour agressions sexuelles. Sa famille a annoncé la nouvelle sur Instagram, évoquant des "ragots mensongers sur les réseaux sociaux".

Dans un communiqué la compagne du chef , Sarah Berger, annonce avoir "l'immense douleur de devoir annoncer la disparition de Taku Sekine", chef des restaurants Dersou, ouvert fin 2014 dans le quartier de la Bastille à Paris et récompensé du prix de la "meilleure table 2016" par le guide du Fooding, et Cheval d'Or, lui aussi situé dans l'est de la capitale française.

Après sa formation, Taku Sekine a rejoint le palace parisien Plaza Athénée, puis la célèbre cheffe Hélène Darroze

Deux mois dans "une violente spirale de dépression"

Il a "mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique - sur les réseaux sociaux et sur un site spécialisé -, avec une récurrence s'apparentant à un véritable acharnement", poursuit ce texte. Sa compagne évoque "certains acteurs, notamment de la presse" qui ont "ruiné la réputation" du chef. 

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Sa famille rappelle que le défunt "n'a jamais été poursuivi ni fait l'objet d'aucune plainte". Mais à la suite des rumeurs mises en ligne, Taku Sekine s'est "enfermé en l'espace de deux mois dans une violente spirale de dépression". Une rumeur le liait donc à des accusations d'agressions sexuelles, selon des sources au sein du secteur.

"À la fin du mois d'août, le site d'infos sur la restauration Atabula s'est fait l'écho d'une enquête journalistique en cours sur le sujet, évoquant un 'célèbre chef parisien'", rapporte le magazine Vanity Fair dans son édition française.

"Quelques semaines plus tard, Atabula jetait son nom en pâture, sans qu'aucune enquête de fond n'ait été publiée ni de plainte déposée : 'À la suite des plaintes d'agressions sexuelles et de viols en cours et à venir contre Taku Sekine, le chef aurait pris la poudre d'escampette au Japon'", a poursuivi le magazine, indiquant que le chef avait "immédiatement démenti" cette information auprès de sa rédaction.

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