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Séisme en Ardèche : pourquoi les centrales nucléaires de Cruas et Tricastin sont arrêtées

INVITÉ RTL - Après le séisme survenu lundi 11 novembre dans le sud-est de la France, les réacteurs des centrales de Cruas et de Tricastin en Ardèche ont été arrêtés par mesure de précaution. Le journaliste Erwan Benezet explique pourquoi une telle mesure a été prise.

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Séisme dans le sud-est : pourquoi les centrales nucléaires de Cruas et Tricastion sont arrêtées Crédit Image : PHILIPPE DESMAZES / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Cassandre Jeannin

Lundi 11 novembre, à 11h52, une partie du sud-est a tremblé. Le bilan humain fait état de quatre blessés dont un grave, et les dégâts matériels sont nombreux, notamment en Ardèche. Autre conséquence de la secousse : les réacteurs de la centrale nucléaire de Cruas et du Tricastin sont arrêtés afin de réaliser un audit approfondi. 

Cet arrêt est "une procédure tout à fait classique à partir du moment où vous avez des enregistreurs sur place qui enregistrent des vibrations qui peuvent potentiellement causer des dommages", explique Erwan Benezet, journaliste spécialiste des questions énergétiques. "À Cruas, un réacteur était déjà arrêté pour maintenance, les trois autres ont été arrêtés pour pouvoir faire des mesures, (...) c'est un principe de précaution", indique-t-il. 

"Vous avez à la fois des rapports qui sont visuels et aussi toutes sortes de machines, y compris des robots, qui vont aller voir là où un homme ne peut pas pénétrer. Il y a aussi des rayons X qui permettent de voir s'il y a des micro-fissures", précise le journaliste. "Pour l'instant, ils annoncent quelques jours pour faire ces analyses, je vous fais le pari que ça va durer un petit peu plus longtemps, sûrement plusieurs semaines", a-t-il ajouté. 

Des structures nucléaires "insuffisantes"

"On a des structures nucléaires qui sont insuffisantes par rapport au séisme survenu hier", alerte par ailleurs Erwan Benezet. "Chaque dixième de point de magnitude supplémentaire dans le renforcement des structures coûte plusieurs millions d'euros et donc les ingénieurs et EDF ont pu être tentés de revoir les marges à la baisse face au risque sismique", indique le spécialiste et auteur du livre Nucléaire : une catastrophe française publié chez Fayard. 

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