1 min de lecture Seine-Saint-Denis

Seine-Saint-Denis : 6 policiers en garde à vue après une violente interpellation

Les fonctionnaires mis en cause sont notamment soupçonnés d'avoir participé à l'interpellation violente d'un jeune homme survenue au début du mois d'août à Saint-Ouen.

Des policiers (illustration)
Des policiers (illustration) Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

L'affaire avait suscité la polémique au début du mois d'août dernier. Sur des images, captées par la vidéosurveillance et une vidéo amateur, largement relayées sur les réseaux sociaux, on apercevait un policier de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI), en civil, asséner plusieurs coups au visage d'un jeune homme à Saint-Ouen

Deux mois plus tard, six policiers du département ont été placés en garde à vue ce mardi 8 octobre dans les locaux de l'IGPN. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans cette affaire, a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny. Les six fonctionnaires sont également accusés de "faux en écriture publique" et vol, a précisé cette même source. 

La victime, âgée de 20 ans, s'était vue prescrire trois jours d'ITT (incapacité totale de travail) et avait déposé plainte pour actes de torture contre les policiers. Dans sa plainte, le jeune homme avait déclaré avoir "reçu des coups de pieds par les fonctionnaires de police" et "plusieurs coups de pistolet à impulsion électrique (taser) sur ses organes génitaux" dans le fourgon de police qui le conduisait au commissariat de Saint-Ouen. Le parquet de Bobigny avait alors saisi l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale, d'une enquête pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique.  

Certains des policiers mis en cause sont par ailleurs visés par une deuxième enquête, pour des faits qui se seraient déroulés le même jour, également à Saint-Ouen. Dans cette affaire, "deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper", selon une source proche de l'enquête. 

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