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Seine-Maritime : le suspect qui projetait un attentat voulait s'inspirer de la tuerie de Columbine

Le suspect, un adorateur d'Adolf Hitler, voulait frapper une mosquée et un lycée en s'inspirant de la tuerie de Columbine.

Le logo de la DGSI (illustration).
Le logo de la DGSI (illustration).
Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
Florise Vaubien

"Je veux faire pire que Columbine"Un jeune néonazi a été interpellé, mardi 28 septembre par la DGSI, alors qu'il projetait un attentat terroriste. L'homme voulait attaquer son ancien lycée et une mosquée, le 20 avril 2022, le jour de l’anniversaire du dictateur allemand Adolf Hitler, d'après nos confrères du journal 20minutes. Devant les enquêteurs, le jeune homme, âgé de 19 ans, s'est présenté comme "un psychopathe", "un combattant blanc et un nationaliste"

Originaire du Havre, en Seine-Maritime, l'homme a été interpellé à son domicile où des armes ont été retrouvées : "des couteaux et trois armes à feu qui appartiennent à son beau-père". Le forces de l'ordre ont également découvert des textes dans lesquels le jeune  homme se présente comme "un combattant blanc et nationaliste". "Un psychopathe" qui haie les hommes "noirs, juifs et arabes"

Le suspect projetait une attaque s'inspirant de la fusillade au lycée Columbine survenue le 20 avril 1999. Deux adolescents avait ouvert le feu et tué treize élèves et un professeur avant de retourner leur arme contre eux. Ils avaient expliqué dans leur journal intime souffrir d'avoir été rejeté par leurs copains de classe. 

Le suspect échangeait avec une islamiste radicalisée

Le jeune néonazi arrêté par la DGSI mardi dernier entendait attaquer son lycée pour les mêmes raisons. Après avoir subi une agression sexuelle dès son plus jeune âge et le harcèlement de ses camarades, le mis en cause voulait attaquer son ancien lycée en représailles, a-t-il expliqué. D'après le Parisien, il avait même dressé la liste d'une trentaine de personnes dont il espérait "se venger". 

Lors des interrogatoires, le jeune homme a livré un discours islamophobe pour justifier ses projets terroristes devant les enquêteurs. D'après lui, "l'État n’en fait pas assez pour lutter contre l’islamisme radical". L'homme a évoqué la menace du "grand remplacement", théorie raciste selon laquelle il existe un processus délibéré de substitution de la population chrétienne et européenne par une population musulmane, originaire en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb. Interpellé mardi, le suspect a été mis en examen vendredi et placé en détention provisoire

À noter que le mis en cause échangeait sur la messagerie cryptée Telegram avec une jeune femme de 18 ans originaire de Béziers (Hérault), une islamiste radicalisée suivie depuis plusieurs semaines par la DGSI. Elle aurait voulu commettre un attentat dans une église et un lycée. Elle a été mise en examen en avril dernier pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

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