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Seine-Maritime : la justice valide l'élimination de 1.430 renards

Le recours en référé de l'association One Voice contre un arrêté préfectoral a été rejeté par la justice française, jeudi 20 août. Cet arrêté autorise l'élimination de 1.430 renards d'ici à 2021 en Seine-Maritime.

Un renard près de Chinon, dans le centre de la France, le 20 juillet 2020.
Un renard près de Chinon, dans le centre de la France, le 20 juillet 2020. Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Jeudi 20 août, la justice a rejeté le recours en référé de l'association de protection de la nature One Voice contre un arrêté préfectoral. Celui-ci autorise l'élimination de 1.430 renards d'ici à 2021 en Seine-Maritime.

"Le renard voit sa population croître dans le département de la Seine-Maritime dans une proportion significative", estime Patrick Mine, le juge des référés du tribunal administratif de Rouen, contrairement à ce qu'affirme l'association One Voice. Cette dernière avait souligné "une légère diminution" lors d'une audience mercredi 19 août. 

"L'interruption de toute activité de régulation" pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19 "a contribué à la croissance de la population de renards", a ajouté le juge. Le magistrat a relevé que "la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier (...) et la prévention des dommages aux élevages (...) constituent autant d'intérêts publics dont l'existence est suffisamment justifiée au cas présent”. 

En cause : des risques sanitaires et l'impact sur la volaille

Des risques sanitaires avaient été évoqués lors de l'audience, lorsque Alexandre Herment, chef du service environnement de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), avait fait état de "cas de gales sarcoptiques rapportés de façon assez significative dans le département". Il avait rapporté que des "renards avaient été retrouvés dans un très mauvais état sanitaire". L'association avait elle estimé que ce risque sanitaire n'était "pas argumenté" par la préfecture.

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L'impact du renard sur la volaille a également retenu par l'arrêté du 20 juillet. La directrice juridique de la DDTM Sophie Messmer avait reconnu mercredi qu'il n'y avait "aucun dégât sur les élevages professionnels", mais sur des "élevages particuliers". Les montants annuels des dégâts communiqués par l'administration atteignent "la moyenne de 32.282 euros", selon le juge.

De son côté One Voice, la seule plaignante, n'envisage pas de pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, seul recours possible contre le référé. L'association reste dans l’attente de l'examen du recours sur le fond qui n’interviendra pas avant plusieurs mois. D’autres voix s’étaient élevées contre cet arrêté, notamment du côté des Verts. Celui-ci avait été vivement critiqué par le maire adjoint EELV de Rouen, Jean-Michel Bérégovoy et par France nature environnement (FNE).

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