1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Seine-et-Marne : ce que l'on sait des affrontements entre jeunes de communes rivales
2 min de lecture

Seine-et-Marne : ce que l'on sait des affrontements entre jeunes de communes rivales

Début septembre, un adolescent a été éventré à coups de couteau en Seine-et-Marne, après un règlement de compte entre des jeunes de communes rivales.

L'écusson de la Police nationale
L'écusson de la Police nationale
Crédit : AFP
Seine-et-Marne : ce que l'on sait des affrontements entre jeunes de communes rivales
00:03:07
Maxime Levy - édité par William Vuillez

À Savigny-le-Temple en Seine-et-Marne, un jeune de 17 ans a été éventré à coups de couteau au début du mois de septembre. Il a frôlé la mort. Dans cette région, de très jeunes adolescents de la commune s'affrontent régulièrement avec d'autres du Mée-sur-Seine, la ville voisine. RTL a pu rencontrer un proche de la victime.

À la sortie du collège, nous avons croisé la route de Matthias qui a seulement 14 ans mais parle sans détour. Pour lui, entre certains adolescents de Savigny-le-Temple et du Mée-sur-Seine, une véritable guerre est installée et elle se règle à coups de couteau. "Il y a trop de guerres de gangs. Une fois tous les deux, trois mois", dit-il.

Matthias estime que ces rivalités ne servent à rien. Cet autre jeune de Savigny-Le-Temple, âgé de 15 ans, partage cet avis. "Si là, il y a un mec du Mée qui arrive, il peut se faire prendre par plusieurs mecs de Savigny. Ce sont des petits, ils ne sont pas assez matures pour comprendre ce que c'est", dit-il.

D'après les forces de l'ordre, il s'agit de très jeunes adolescents, à peine âgés de 14 ou 15 ans, qui se retrouvent dans les gares RER, les centres commerciaux ou les entrées de lycées pour s'affronter.

Des raisons futiles

À lire aussi

Depuis quelques semaines des mères de famille se mobilisent. Céline, habitante du Mée-sur-Seine et maman d'un jeune garçon de 15 ans, craint pour la vie de son fils. "J'ai peur qu'on m'appelle un jour pour me dire que mon fils est mort. J'ai pas envie d'être liée à une confrontation avec un autre groupe donc je l'ai retiré provisoirement (de l'école ndlr). Là je l'ai remis à l'école mais je le dépose et je le récupère tous les jours", dit-elle. 

Céline attend plus de sécurité, plus d'effectifs de police autour des gares notamment. Avec les autres femmes du collectif "Mamans en colère", elles ont alerté la préfecture de Seine-et-Marne dans une lettre, dont elles attendent toujours une réponse.

La plupart du temps, les raisons de ces combats en groupes sont bien superficielles, une sorte de guerre des boutons ultra-violente. C'est ce qu'explique Franck Vernin, le Maire du Mée-sur-Seine. "Parce qu'ils n'habitent pas la même commune, ils sont devenus ennemis, c'est assez incroyable. Les raisons sont souvent futiles, un mauvais regard, des mauvais mots", explique l'élu.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire