1 min de lecture Justice

Scandale de l'amiante : non-lieu pour les responsables d'Eternit

Les juges chargés du dossier Eternit ont rendu une ordonnance de non-lieu pour les responsables de la firme française.

Une manifestation organisée par l'association des victimes de l'amiante
Une manifestation organisée par l'association des victimes de l'amiante Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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La Rédaction RTL et AFP

Rebondissement dans le long procès des responsables d'Eternit. Les juges d'instruction parisiens ont rendu, le 10 juillet dernier, une ordonnance mettant hors de cause les dirigeants de l'ancien producteur d'amiante. Le groupe français s'était retrouvé au tribunal dès 1996 à la suite d'une plainte d'anciens salariés pour "homicides involontaires et blessures involontaires".

"Compte tenu de l'impossibilité de dater l'intoxication des plaignants, il apparaît impossible de déterminer qui était aux responsabilités au sein de l'entreprise (...) et quelles réglementations s'imposaient à cette date inconnue", justifient les juges dans l'ordonnance du non-lieu. "En tout état de cause, les investigations menées au cours de l'instruction ont démontré qu'aucune faute de nature pénale ne pouvait être imputée à une ou à plusieurs personnes physiques ou morales en lien avec la société Eternit"

Un dossier loin d'être terminé

À l'annonce du non-lieu, l'association des victimes de l'amiante et autres polluants (AVA) a affirmé son intention de faire appel de la décision de justice. L'association déclare dans un communiqué : "C'est l'exposition dans son entier qui contribue à la maladie, et toutes les personnes à l'origine de cette exposition ont une responsabilité pénale".

L'AVA déposera aussi début septembre une "citation directe visant les responsables nationaux de la catastrophe sanitaire de l'amiante". Selon l'association, plus de 1,000 victimes se seraient déjà jointe à la procédure. L'AVA estime même que les juges cherchent à faire durer le procès "pour qu'il n'y ait plus personne à juger."

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Les autorités sanitaires ont estimé, en 2012, que près de 40 000 personnes pourraient décéder des suites de maladies liés à l'exposition à l'amiante, d'ici à 2025.

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