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Savigny-le-Temple : ce que l'on sait sur les tags anti-police

Ces tags, qui annoncent des récompenses en échange de faits violents à l'encontre de policiers, pourraient, selon des représentants, être une riposte à des interpellations récentes.

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Savigny-le-Temple : ce que l'on sait sur les tags anti-police
00:02:38
Savigny-le-Temple : ce que l'on sait sur les tags anti-police
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Nerissa Hemani - édité par Victor Goury-Laffont

Des appels au meurtre et au viol de policiers avec un tableau proposant des récompenses aux auteurs de ces actes ont été découverts ce dimanche 31 octobre sur les murs d'un hall d’immeuble de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), une ville classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Une enquête a été ouverte pour menaces sur personnes dépositaires de l'autorité publique et confiée à la sûreté départementale.

Cet immeuble c'est un point de deal bien connu des policiers où les consommateurs viennent récupérer leur drogue. Les dealers ont recouvert les murs de tags. On y découvre les prix du cannabis ou des menaces à l’encontre des policiers. Un tableau de prime propose 200 euros pour un jet de boule de pétanque sur un agent, ou encore 500.000 euros pour le viol ou la décapitation d'un fonctionnaire. 

"On tombe de haut quand on voit les propos de ces tags, explique le policier qui les a découverts. Des appels au meurtre, au viol, il y a des choses très sensibles. On vit depuis un an une guerre contre le stupéfiant. Ces points de ventes sont de plus en plus armés. Certaines de ces menaces sont tout à fait plausibles".

Des enquêtes compliquées

Pour cet agent, ces menaces sont une réponse à l’interpellation de six personnes cette semaine dans le quartier dans le cadre d’un trafic de drogue. 

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Trois affaires de ce type ont été rendues publique cette année. À Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), en avril dernier, des photos de mariage de policiers avec leurs familles ont été affichées dans un hall d’immeuble. Puis à Limoges, en févier, et à Vigneux-sur-Seine début octobre. À chaque fois, le même schéma : les noms et prénoms de plusieurs policiers dans le hall d’un immeuble. 

Des enquêtes sont systématiquement ouvertes. Dans les cas cités, les auteurs n’ont pas encore été retrouvés. Les enquêtes sont difficiles comme l’explique Guillaume Roux, secrétaire départemental du syndicat SGP Police de l’Essonne : "les auteurs ont plus de facilité à identifier les fonctionnaires de police que nous on en a à identifier les auteurs. Le fragrant délit, c'est compliqué pour ce genre de délit, parce que c'est souvent fait un intérieur. La dénonciation, c'est aussi difficile car on connaît l'omerta dans ces quartiers".

Les syndicats de police ont donc une revendication : que leurs noms n'apparaissent plus sur les procès-verbaux. Cette anonymisation est prévue dans le code pénal mais concerne seulement les crimes ou délits avec une peine supérieure ou égale à trois ans d’emprisonnement.

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