2 min de lecture Attentat

Samuel Paty : le compte Twitter du terroriste avait été signalé 6 jours avant l'attentat

VU DANS LA PRESSE - L'auteur de l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine avait posté un message signalé par plusieurs utilisateurs du réseau social quelques jours avant qu'il ne passe à l'acte.

Samuel Paty, enseignant tué le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (illustration)
Samuel Paty, enseignant tué le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (illustration) Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Un de ses pseudos était Tchetechene_70. Six jours avant qu'Abdoullah Anzorov ne passe à l'acte en assassinant Samuel Paty en pleine rue le 16 octobre, un message posté sur son compte Twitter avait été signalé par plusieurs utilisateurs du réseau social. En cause : des propos enfreignant la loi mais dont le contenu reste inconnu.

Selon les informations de France Info, ce message posté le 10 octobre a été transmis à la plateforme Pharos, réceptrice des contenus dérogeant à la légalité sur internet. Peu de temps après sa publication, le compte Twitter en question a été désactivé. Les enquêteurs tentent depuis de reconstituer son historique.

Les premiers éléments montrent qu'un message d'Abdoullah Anzorov a fait l'objet d'un premier signalement le 12 juillet, sans réaction particulière des services antiterroristes. "Les propos litigieux portaient sur la situation internationale et ne visaient nullement la France, justifie une source proche du dossier auprès de France Info. Le titulaire du compte ne figurait pas dans le fichier des personnes radicalisées." 

La Licra opère un deuxième signalement à la fin de l'été, cette fois-ci directement auprès de Twitter. "La procédure étant distincte de Pharos, elle échappe à la police nationale", explique une autre source au site internet.

Les messages n'ont pas été traités par les services antiterroristes

Petit à petit, la radicalisation du jeune homme s'accélère : le contenu des messages se fait de plus en plus problématique, jusqu'aux échanges avec deux djidadistes basés à Idlib en Syrie. Là encore, les messages ne sont pas remarqués ni traités par les services antiterroristes. Comme le relève France Info, le ministère de l'Intérieur justifie la situation par la quantité significative de ce genre de profils. "Des comptes comme ceux-là, mesdames et messieurs les sénateurs, il y en a des milliers, pour ne pas dire plus", a expliqué jeudi 22 octobre Gérald Darmanin au Sénat.

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