1 min de lecture Terrorisme

Salah Abdeslam : des aveux sans regret ni remord

Seul rescapé des commandos des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam est resté mutique avec la justice mais il a parlé à ses co-détenus en Belgique.

>
Salah Abdeslam : des aveux sans regret ni remord Crédit Image : DSK / POLICE NATIONALE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
Thomas Prouteau édité par Esther Serrajordia

Le procès des attentats du 13 novembre aura lieu en 2021. Et le seul rescapé des commandos Salah Abdeslam aura un rôle central. L'homme s'est toujours montré mutique lors de ses multiples interrogatoires. Mais la justice aura entre les mains un document important, le seul témoignage de Salah Abdeslam.

Le journal Le Parisien le révélait ce matin : Abdeslam a parlé à des co-détenus en Belgique. Des aveux sans regrets ni remords. Nous sommes en 2016, Salah Abdeslam est incarcéré à Bruges et il échange avec deux prisonniers notoires, Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles et Bakkali, logisticien présumé du 13 novembre, sans savoir qu'il est espionné par le renseignement belge. 

Il raconte comment il a d'abord déposé les trois kamikazes du Stade de France, puis comment il a abandonné sa Clio au nord de Paris. Il plaisante alors sur sa ceinture explosive défectueuse qu'il a décidé d'enlever. "On disait que je faisais 90 kilos mon frère (rires)". La seule chose qu'il ne révèle pas c'est s'il a décidé de l'actionner. 

Une scène stupéfiante avec les journalistes

Puis il en vient à sa nuit en planque à Châtillon dans une cage d'escalier. "T'as rien mangé ?", lui demande Bakkali. "Si, je suis parti au MacDo, j'ai pris un menu Fish". "T'es un tueur (rires)", lui répond le co-détenu.

À lire aussi
Un soldat français de la force Barkhane au Sahel. opération Barkhane
Les infos de 8h - Terrorisme : des enfants soldats attaquent les militaires français au Sahel

Au matin, deux amis viennent l'exfiltrer vers la Belgique. Il y a cette scène stupéfiante au moment d'un contrôle de police à la frontière belge. L'état d'urgence est déjà déclaré, au barrage des policiers belges une équipe de télévision interroge Abdeslam. "Vous trouvez normal qu'il y ait des barrages comme ça?". Et il répond : "Oui, c'est normal, vu les circonstances". 

Le terroriste explique qu'il a eu extrêmement peur d'être arrêté mais son signalement n'avait pas encore été diffusé. Et il disparaît alors en Belgique. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Terrorisme Attentat Justice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants