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Saint-Brieuc : six mois de sursis après l’agression de trois agents d’un Ehpad

VU DANS LA PRESSE - Mercredi 28 octobre, la justice a condamné une femme de 26 ans à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé trois agents de l’Ehpad de Capucins à Saint-Brieux (Côtes-d’Armor).

Une infirmière dans un Ehpad avec une personnes âgée, pendant l'épidémie de coronavirus (Illustration).
Une infirmière dans un Ehpad avec une personnes âgée, pendant l'épidémie de coronavirus (Illustration). Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Une femme âgée de 26 ans, accusée d’avoir agressé trois agents de l’Ehpad de Capucins à Saint-Brieux (Côtes-d’Armor), a reconnu les faits et était jugée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), mercredi 28 octobre. Elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis probatoire de deux ans et a l’interdiction de se rendre à l’Ehpad pendant deux ans. 

Dans cet établissement où réside son arrière-grand-mère, sa mère était interdite d’accès. En cause : elle n’avait pas respecté les gestes barrières et s’en était prise "verbalement" au personnel, explique-t-on dans les colonnes de Ouest France. Malgré tout, le 27 octobre, la mère de la mise en cause se rend à l’Ehpad avec un proche. Ne pouvant pas rentrer dans l'établissement, elle décide d’appeler sa fille qui arrive sur les lieux

"J’ai juste demandé des explications et ça a dégénéré", a déclaré l’accusée au juge du tribunal correctionnel. "Les faits sont graves, Madame, vu le contexte sanitaire particulièrement tendu et parce que le personnel soignant est fortement sous pression", a estimé Éric Duraffour, soulignant les blessures constatées sur les trois victimes. 

Six mois de sursis

"Griffures, lésions au visage, hématomes diffus du thorax, ça n’est pas arrivé tout seul, Madame", a-t-il ajouté. "J’ai peut-être été un peu impulsive, je ne m’en suis pas rendu compte", se justifie la mise en cause. 

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Parmi les trois agents hospitaliers agressés, deux bénéficient de dix jours d’ITT. Au-delà des violences physiques, la jeune femme a admis avoir insulté une des aides-soignantes : "Salope, je vais te tuer", a t-elle reconnu avoir déclaré. 

L’hôpital Yves-Le-Foll, qui gère l’Ehpad des Capucins, a dénoncé les faits qui interviennent en pleine période de crise sanitaire. L’établissement "déplore vivement l’agression subie par [ses] agents, dans un contexte où les soignants tentent de faire respecter les gestes barrières pour protéger les résidents au maximum". 

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