2 min de lecture Essonne

Rixes en Essonne : "Le département n'est pas accompagné par l'État", déplore François Durovray

INVITÉ RTL - François Durovray, le Président du Conseil départemental de l’Essonne, réagit après les deux rixes ayant entraînées la mort de deux adolescents dans deux communes du département.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
>
Rixes en Essonne : "Le département n'est pas accompagné par l'État", déplore François Durovray Crédit Image : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Petit Matin - Julien Sellier
Julien Sellier édité par Camille Guesdon

Deux adolescents ont été tués en deux jours en Essonne, lors de bagarres entre bandes rivales. Lundi 22 février, une rixe a éclaté à Saint-Chéron. Six adolescents ont été placés en garde à vue. Une fille de 14 ans a été tuée d'un coup de couteau alors qu'elle tentait de s'interposer. Mardi 23 février, à Boussy-saint-Antoine, un autre adolescent est décédé lors d'une autre rixe.

Il y aurait eu 55 rixes en 2019, et 99 en 2020 dans le département de l'Essonne. C'est plus de la moitié des incidents de ce type en Ile-de-France. Selon François Durovray, Président du Conseil départemental de l’Essonne, "les deux drames qui se sont déroulés hier dans deux villes calmes du département auraient pu se dérouler n'importe où", avant d'ajouter que "ce à quoi nous assistons, c'est à une évolution de notre société qui est de plus en plus violente, avec des auteurs de plus en plus jeunes".

Un déficit de fonctionnaires publiques

Pour François Durovray, la hausse de la violence en Essonne "n'a malheureusement pas de coup d'arrêt donné par les autorités". Selon lui, la cause est un déficit de fonctionnaires publiques. À la fois d'enseignants, de policiers, de gendarmes et "surtout peut-être de greffiers de magistrats, c'est-à-dire de personnel de justice qui soient capable de sanctionner des actes dès qu'ils sont commis".

Les drames se sont déroulés dans des petites communes habituellement paisibles. Pour le Président du Conseil départemental de l’Essonne "ce n'est pas une image" de son département car "il fait bon vivre en Essonne". Le département qui connaît une forte croissance démographique "n'est pas accompagné, aujourd'hui, par l'État, dans son développement". Selon François Durovray, il y a un manque d'effectifs dans le personnel de justice et que sans sanction la première fois, "des jeunes bascules dans des violences plus en plus graves".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Essonne Rixe Jeunes
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants