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Refus d’obtempérer à Nice : que risque le policier en garde à vue ?

Placé en garde à vue par l'IGPN, une enquête est ouverte pour savoir si le policier de 23 ans était en état de légitime défense lorsqu'il a abattu un conducteur.

Un brassard de police. (Illustration)
Un brassard de police. (Illustration)
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Refus d'obtempérer à Nice : que risque le policier en garde à vue ?
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Thomas Prouteau - édité par Nicolas Barreiro

Le policier de 23 ans, qui a tué mercredi le conducteur d'un véhicule volé à Nice, se trouve toujours en garde à vue ce jeudi 8 septembre. La question de l'usage de l'arme est au cœur de l'enquête ouverte par le parquet. Au même moment, une vidéo est massivement relayée sur les réseaux sociaux. Sur ces images, on voit l'agent dégainer son arme alors que le véhicule est immobile.

Dans ces vidéos prises par des riverains, on entend les sirènes de la voiture de police et les bruits de moteur. La séquence ne laisse aucun doute. Lorsque le gardien de la paix tire à une reprise sur le véhicule des fuyards, ce dernier ne bouge pratiquement pas. C'est au contraire la voiture de police qui vient à son contact. Le conducteur, d'une trentaine d'années, est mortellement touché. L'autre policier sort à son tour de la voiture puis fait sortir le passager, qui se rend les mains en l'air. 

Avant cette séquence, il y avait une course-poursuite sur les voies rapides de Nice. Les policiers avaient repéré le véhicule volé et ses occupants, qui avaient refusé de s'arrêter. La chasse s'est poursuivie jusqu'à un quartier d'habitation où les fuyards auraient embouti le véhicule de police pour tenter d'échapper à l'interpellation. C'est à ce moment que l'un des deux gardiens de la paix sort de son véhicule pour sommer le conducteur de descendre, avant de tirer.

À l'heure actuelle, le jeune policier se trouve toujours en garde à vue à l'IGPN. Il s'agit d'une procédure pratiquement automatique après un tir mortel, sauf quand la légitime défense ne fait aucun doute. 

Les enquêteurs entendent les explications du gardien de la paix de 23 ans. Ce n'est qu'à l'issue de cette audition que la justice décidera d'éventuelles poursuites, qui peuvent aller jusqu'à une mise en examen pour homicide volontaire. Cela a déjà été le cas en avril dernier lorsque deux frères ont été abattus par un policier à Paris, sur le Pont Neuf. 

Cette année 2022 est d'ores et déjà une année record : dix tirs mortels de policier à l'issue de refus d'obtempérer contre seulement deux pour toute l'année dernière.

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