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Procès en appel du financement libyen : ce qui attend Nicolas Sarkozy après le sévère réquisitoire des avocats généraux

Après trois jours d'un réquisitoire féroce devant la cour d'appel de Paris, le parquet a réclamé sept ans de prison, 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité contre Nicolas Sarkozy, lors du procès en appel du financement libyen présumé de sa campagne de 2007.

Nicolas Sarkozy au Palais de justice de Paris, le 13 mai 2026

Crédit : Alain JOCARD / AFP

Procès en appel du financement libyen : ce qui attend Nicolas Sarkozy après le sévère réquisitoire des avocats généraux

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Sophie Neumayer

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Le parquet général a requis en appel, mercredi 13 mai, sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, avec 300.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Soit deux ans de plus que sa condamnation de première instance dans l'affaire libyenne. En première instance, le président de la République avait finalement été condamné à cinq ans de prison

Cette réquisition est sévère. D'autant qu'après avoir séjourné une vingtaine de jours à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy mesure parfaitement ce que cela représente. Pour les infractions qui lui sont reprochées, à savoir "corruption", "financement illégal de campagne", "recel de détournement de fonds publics" et "association de malfaiteurs", l'ancien chef d'État encourt jusqu'à 10 ans de prison.

Nicolas Sarkozy a martelé que "pas un centime" d'argent libyen n'a atterri dans sa campagne. 

Les plaidoiries des avocats de Sarkozy prévues le 27 mai

À l'énoncé de ces réquisitions, Nicolas Sarkozy est resté stoïque, comme depuis le début de ce réquisitoire. Il n'a montré aucune réaction et n'a pas jeté un seul regard en direction des avocats généraux. Vu le ton, peut-être craignait-il que le parquet général réclame une peine encore plus lourde ? 

En tout cas, l'ancien président de la République s'en remet maintenant à ses avocats. Ils seront quatre à plaider la relaxe de l'ex-chef d'État le 27 mai. Ce jour-là, s'il le souhaite, Nicolas Sarkozy pourra une dernière fois s'adresser à la Cour. 

Suivre les réquisitions, une peine plus lourde ou relaxe

La Cour d'appel doit rendre son arrêt le 30 novembre. Dans quelques mois, elle pourra donc suivre ses réquisitions ou prononcer une peine plus lourde à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Elle pourra aussi relaxer l'ancien chef de l'État qui, lui, plaide son innocence.

"Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy"

Au micro de RTL, Christophe Ingrain l'un de ses avocats a indiqué : "Nous démontrerons dans 15 jours, lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy". 

"Il n'y a pas d'argent dans sa campagne, il n'y a pas d'argent dans son patrimoine, pas d'argent libyen. Et pour cause, il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la Libye. Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye. Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n'a pas été biaisée", a-t-il insisté. 

"Un pacte de corruption", selon les avocats généraux

Les avocats généraux, eux, n'ont pas mâché leurs mots pendant les deux jours et demi qu'ont duré les réquisitions. Nicolas Sarkozy est "le principal, l'unique bénéficiaire d'une organisation projetant des atteintes à la confiance publique pour lui permettre d'être élu", a dénoncé l'accusation. 

"Il ne s'agit pas de n'importe quel scénario, un pacte de corruption scellé au plus haut niveau avec un dictateur", assène le ministère public. 

Les avocats généraux ont aussi insisté sur le fait que l'ancien président, comme l'ensemble des prévenus, n'a montré aucune introspection, ni remords. 

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