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EN DIRECT - Procès du financement libyen en appel : "Nicolas Sarkozy et Claude Guéant pensaient qu'ils étaient intouchables", lance l'avocat général

L'accusation a requis lundi 11 mai la confirmation de la condamnation en première instance de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs. Elle abordera, ce mardi 12 mai, les autres infractions reprochées à l'ex-président, notamment la corruption et le financement illégal de campagne électorale. Les peines seront demandées mercredi en fin de journée.

Nicolas Sarkozy le 11 mai 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & Sophie Neumayer

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Les 3 infos à retenir
  • En conclusion de la première journée de réquisitoire, le parquet général a demandé à la cour d'appel de Paris de confirmer que Nicolas Sarkozy s'est rendu coupable d'association de malfaiteurs "en ayant été l'instigateur de rencontres avec des dignitaires du régime libyen et pas seulement en ayant laissé (ses proches collaborateurs) agir" en vue de percevoir des fonds occultes libyens pour financer sa campagne présidentielle de 2007, qui l'a propulsé à la tête de la France. 
  • Outre Nicolas Sarkozy, la condamnation pour association de malfaiteurs a été requise à l'encontre de ses ex-proches Claude Guéant, Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, de l'intermédiaire Alexandre Djouhri et de l'ex-officiel libyen Béchir Saleh. Nicolas Sarkozy dément catégoriquement les accusations qui le visent, martelant depuis le début que "pas un centime" d'argent libyen n'a été retrouvé dans sa campagne électorale.
  • L'accusation abordera mardi 12 mai au matin les autres infractions reprochées à Nicolas Sarkozy, notamment la corruption et le financement illégal de campagne électorale. Les peines seront demandées mercredi en fin de journée. 
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Nicolas Sarkozy "ne dit pas vrai"

S'agissant de la question de savoir si Nicolas Sarkozy avait la possibilité de promettre quelque chose, l'avocat général estime qu'il ne s'agit pas ici de régler la situation judiciaire d'Abdallah Senoussi (ancien chef des services secrets extérieurs, beau-frère et homme de confiance de Mouammar Kadhafi) ni même de faire disparaître sa condamnation, mais bien de lui permettre de voyager, notamment par la levée du mandat d'arrêt à son encontre.


Selon l'accusation, Nicolas Sarkozy "ne dit pas vrai" lorsqu'il affirme ne pas avoir le pouvoir de faire lever un mandat d'arrêt international. Celui-ci peut être retiré sans que le ministre de la Justice en soit nécessairement informé.

Les fonctions de Nicolas sarkozy lui ont permis de se crédibiliser, selon l'avocat général

Sur la question de la corruption et du débat autour du statut et de la qualité de Nicolas Sarkozy au moment des faits, l'avocat général s'interroge : en tant que candidat potentiellement puis effectivement engagé dans la course à l'élection présidentielle, cela lui confère-t-il le statut d'agent dans une mission de service public ?


Damien Brunet requiert : "Nous vous demandons de retenir que Nicolas Sarkozy a agi à l'occasion de ses fonctions en conservant ainsi ses fonctions d'agent public".

Il estime que ce sont ses fonctions qui lui ont permis de se crédibiliser, tantôt en tant que ministre de l'Intérieur, tantôt en tant que président de la République. Selon lui, sa qualité ne peut se réduire à celle d'un simple candidat à l'élection présidentielle.

La note Moussa Koussa

Le ministère public s'attarde désormais sur la fameuse note Moussa Koussa, révélée par Mediapart. Il rappelle que la justice a définitivement conclu qu'on ne peut pas affirmer qu'il s'agit d'un faux.

"Pour un complot contre ces deux-là, c'est un complot bien maladroit"

Dans le prolongement de ce qu'il a dit précédemment, l'avocat général rappelle les conditions dans lesquelles sont retrouvés les carnets de Choukri Ghanem ainsi que les documents de Ziad Takieddine, contenus dans la "clé Tak", apparus à la faveur du divorce de l'intermédiaire.


Dans ces documents, il n'est jamais écrit "Nicolas Sarkozy" ni "Claude Guéant". "Pour un complot contre ces deux-là, c'est un complot bien maladroit", conclut-il.

L'opération militaire en Libye n'a aucune relation avec les révélations, selon l'accusation

L'accusation affirme que l'opération militaire en Libye n'a aucune relation avec les révélations concernant Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. À ces mots, l'ancien chef de l'État secoue la tête, en signe de désapprobation.

"La corruption, est le chemin le plus rapide d'un ego à l'autre"

Damien Brunet estime que "la corruption, est le chemin le plus rapide d'un ego à l'autre, d'une volonté de puissance à l'autre, sans respect pour rien, ni pour les règles, ni pour ceux qui les ont érigées, ni pour ceux qui les respectent".


Il précise également que "ce n'est pas une question de morale" et que "la corruption impose la démonstration du pacte corruptif".

L'ex-président impassible

Nicolas Sarkozy continue de regarder droit devant lui, comme hier. Presque ostensiblement, il ne regarde jamais vers le ministère public, situé à sa gauche, et prend des notes de temps à autre.

"Nicolas Sarkozy et Claude Guéant pensaient qu'ils étaient intouchables"

L'avocat général Damien Brunet estime que "la corruption est le centre névralgique des liens pénaux qui unissent tous les prévenus". Selon lui, "la corruption reprochée à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy est l'action autour de laquelle tout a été élaboré".


Il affirme également que "parce qu'ils étaient puissants, parce qu'ils parlaient à l'oreille de l'un des hommes les plus riches du monde qui pouvait les faire bénéficier de son argent, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant pensaient qu'ils étaient intouchables".

L'audience reprend

Les débats reprennent dans une salle comble. L'avocat général Damien Brunet explique que la matinée va être consacrée aux infractions de corruption, de recel de détournement de fonds publics et de financement illégal de campagne électorale.

La condamnation pour association de malfaiteurs aussi requise contre Cinq autres coprévenus dont Guéant et Hortefeux

Outre Nicolas Sarkozy, la condamnation pour association de malfaiteurs a aussi été requise à l'encontre de ses ex-proches Claude Guéant, Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, de l'intermédiaire Alexandre Djouhri et de l'ex-officiel libyen Béchir Saleh. 

Nicolas Sarkozy dément catégoriquement les accusations qui le visent, martelant depuis le début que "pas un centime" d'argent libyen n'a été retrouvé dans sa campagne électorale.

Assis hier à quelques mètres des avocats généraux mais tourné de l'autre côté, crispé sur sa chaise, Nicolas Sarkozy ne leur a pas accordé un regard de la journée.

"L'instigateur" d'une affaire politico-financière qui a "dégradé le pacte social"

"L'instigateur" d'une affaire politico-financière qui a "dégradé le pacte social" : hier, l'accusation a requis la confirmation de la condamnation en première instance de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs. 


Cette infraction est la plus dangereuse pour l'ex-chef de l'État (2007-2012) qui joue à cette audience sa liberté, son honneur mais aussi sa place dans l'Histoire. Aujourd'hui âgé de 71 ans, Nicolas Sarkozy avait été relaxé en première instance des autres chefs pour lesquels il était poursuivi mais condamné pour association de malfaiteurs à cinq ans de prison ferme et écroué. 

Nouvelle journée d'audience pour Nicolas Sarkozy et ses coprévenus

Bonjour et bienvenue dans ce nouveau direct consacré au suivi du procès en appel du financement libyen. Depuis hier, la parole est donnée à l'avocat général pour les réquisitions envers Nicolas Sarkozy et ses coprévenus. Les peines seront demandées demain.

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