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Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, le 6 novembre 2025.
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
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C’est peut-être la liste la plus évidente de l’ère Didier Deschamps. Ce jeudi 14 mai sur le plateau du 20h de TF1, le sélectionneur de l’équipe de France va dévoiler l’identité des Bleus qu’il emmènera à la Coupe du monde disputée en Amérique du Nord le mois prochain (11 juin-19 juillet) pour viser une troisième étoile.
Rarement ce rituel marquant symboliquement le coup d’envoi d’un grand tournoi n’a semblé aussi peu indécis. "Dans ma tête, tout est bouclé, mais comme personne ne peut rentrer dans ma tête, personne ne saura. Après, il y a toujours deux-trois situations qui m’amènent à réflexion", a fait savoir "DD" lundi en marge des Trophées UNFP. Plus que le nom des hommes, l’inconnue réside dans le nombre de joueurs qui seront conviés.
Le règlement autorise Didier Deschamps à appeler jusqu’à 26 Bleus, mais il s’était par exemple contenté de 25 au dernier Euro. Pour autant, la longueur inédite de la compétition (cinq semaines) et sa volonté de tripler tous les postes semblent aller dans le sens d'un effectif aussi large que possible. On fait le point sur les dernières zones d’ombre.
Dans les buts, le nom du titulaire ne fait aucun doute : Mike Maignan (AC Milan) sera numéro 1 et Brice Samba (Rennes) est la solution de rechange. Mais qui complètera le trio ? Si Didier Deschamps a maintenu sa confiance à Lucas Chevalier, qui ne joue pourtant plus avec le PSG, il y a deux mois, la blessure du portier à la cuisse droite fin avril peut avoir rebattu les cartes.
S’il n’est pas jugé suffisamment remis, le staff pourrait lui préférer le Lensois Robin Risser, fraîchement élu meilleur gardien de Ligue 1 et qui représente l’avenir du haut de ses 21 ans. Les autres options plausibles se nomment Alphonse Areola, seulement remplaçant à West Ham mais déjà troisième choix en 2018 et 2022, ou bien Jean Butez, auteur d’une bonne saison avec Côme. En revanche voir Hugo Lloris (Los Angeles FC) sortir de sa retraite internationale pour occuper ce rôle, au vu de son glorieux passif en Bleu, serait une énorme surprise, malgré sa candidature récemment faite par l'intermédiaire de son entourage auprès de L'Equipe.
En défense, les places de Dayot Upamecano (Bayern Munich), William Saliba (Arsenal) et Ibrahima Konaté (Liverpool) dans l'axe sont assurées. Idem pour Jules Koundé (Barcelone) et Malo Gusto (Chelsea) à droite, ce qui ne devrait pas aider Pierre Kalulu (Juventus), présent lors de la tournée américaine du début d'année en raison de l'absence du Catalan. L’expérience et la polyvalence de Lucas Hernandez (PSG) sont par ailleurs deux gros arguments en sa faveur.
À gauche, les choses ne sont pas aussi claires mais Théo Hernandez (Al-Hilal) - au cœur d’une polémique après la diffusion de vidéos, non authentifiées pour l'heure, le montrant avec des escorts et consommant ce qui s'apparente à du protoxyde d’azote - et Lucas Digne (Aston Villa) étaient de tous les derniers rassemblements. Tout le contraire de Matthieu Udol et Adrien Truffert, pourtant performants avec Lens et Bournemouth, tandis que Ferland Mendy (Real Madrid) est forfait.
Puis il y a le cas de Maxence Lacroix. Révélation du stage de mars en charnière, le défenseur de Crystal Palace a un temps d'avance sur la concurrence (Loïc Badé, Axel Disasi, Castello Lukeba, Wesley Fofana, Jean-Clair Todibo, Benjamin Pavard, Lenny Yoro). Mais il risque de payer les arbitrages de Didier Deschamps, si ce dernier se limite à 25 mondialistes ou privilégie de densifier le secteur offensif.
Dans une liste de 26, difficile d’imaginer le sélectionneur ne pas emmener six milieux de terrain. Sauf pépin, Aurélien Tchouaméni (Real Madrid), Adrien Rabiot (AC Milan), Manu Koné (AS Roma), Warren Zaïre-Emery (PSG) et N'Golo Kanté (Fenerbahçe) seront là. L'un des enjeux de cette liste est de savoir qui pourrait les accompagner. A priori, Corentin Tolisso (OL) coche toutes les cases mais il n’est pas dans les plans du coach. Youssouf Fofana (AC Milan), Mattéo Guendouzi (Fenerbahçe), Enzo Millot (Al-Ahli) n'en seront pas non plus.
Reste deux candidats, comme Boubacar Kamara (Aston Villa) est blessé : Khephren Thuram (Juventus) et Eduardo Camavinga (Real Madrid). Si le premier était absent sur la dernière fenêtre internationale, il pourrait profiter de la méforme du second : en Espagne, "Cama" est loin d'être indiscutable et son entrée contre la Colombie (3-1) n'avait apporté aucune garantie à l'état-major tricolore, puisqu'il avait été l'une des rares déceptions. De quoi voir son statut remis en cause ? La question mérite d'être posée.
En attaque, il semble assez évident de compter sur le capitaine Kylian Mbappé (Real Madrid), le Ballon d’or Ousmane Dembélé (PSG) et le wonderkid Michael Olise (Bayern Munich). Idem pour Bradley Barcola (PSG), Désiré Doué (PSG) et Rayan Cherki (Manchester City), qui seront de la partie. En balance ces derniers mois, Marcus Thuram (Inter Milan) a convaincu avec son but contre la Colombie. Idem pour Maghnes Akliouche, qui a aussi prouvé sa valeur en Ligue des champions et en championnat avec Monaco. En l'état, cela semble suffisant pour ces deux-là, d'autant qu'Hugo Ekitike (Liverpool) ne pourra pas tenir sa place.
Mais qui sera le potentiel 9e offensif ? Antoine Griezmann, Olivier Giroud, Karim Benzema ou encore Kingsley Coman ne sont plus à prévoir. Florian Thauvin (Lens) et Christopher Nkunku (AC Milan) sont placés mais leur venue demeure hautement hypothétique, de même pour le meilleur buteur de Ligue 1, Esteban Lepaul (Rennes), jugé encore trop tendre à ce niveau.
Décisif durant la campagne de qualification de l'automne, Jean-Philippe Mateta (Crystal Palace) est donc une possibilité, son profil de buteur longiligne, capable de jouer de la tête et en pivot, n'étant pas commun. Mais c'est bien Randal Kolo Muani (Tottenham) qui semble tenir la corde en dépit de son faible rendement en Premier League : un but en 28 matchs.
Selon le règlement de la Fifa, Didier Deschamps est autorisé à remplacer un joueur en cas de blessure jusqu'à 24 heures avant l'entrée en lice des Bleus, le 16 juin contre le Sénégal au MetLife Stadium.
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