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Procès du 13 novembre : "Si votre sœur est décédée, c'est un accident", lance Abdeslam à une victime

Le principal accusé des attentats du 13 novembre a répondu à la sœur d'une victime de confession musulmane, estimant que sa mort était "un accident de notre part".

Salah Abdeslam lors de son audience, le 28 septembre 2021
Salah Abdeslam lors de son audience, le 28 septembre 2021
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
"Si votre sœur est décédée, c'est un accident", lance Abdeslam à une victime
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Anne Le Henaff - édité par Nicolas Barreiro

Les victimes des attentats du 13 novembre continuent de se succéder à la barre ce jeudi 30 septembre. Une nouvelle fois, celles-ci ont pu écouter les accusés prendre la parole. Au palais de justice de Paris, Salah Abdeslam s'est même adressé à l'une des parties civiles.

Le principal accusé s'est levé juste après le témoignage de la sœur d'une des victimes, abattue devant le Carillon. Elle venait de dire qu'elle expliquait chaque jour à son fils de six ans : "Notre islam à nous, nous interdit de tuer". Salah Abdeslam assène alors : "Nous on visait des mécréants. Si on a touché des Musulmans, ce n'était pas notre intention. Si votre sœur est décédée, c'est un accident de notre part".

Une sorte de rire offusqué traverse alors la salle. Plus tard, un autre accusé se lève, Yassine Atar, soupçonné d'aide logistique. Il dit qu'il n'est pas terroriste, qu'il est très peiné par tout ce qu'il entend et qu'il n'en a pas dormi de la nuit. Ce qu'il entend, ce sont des récits de victimes, de rescapés tous aussi bouleversants les uns que les autres.

"Ma vie était devenue une montagne de douleur"

Des vies ont été brisées mais aussi les corps qui les portent. C'est le cas d'Aristide et Alice, frère et sœur, d'une trentaine d'années. Lui, était rugbyman professionnel, elle artiste de cirque. Elle a été gravement blessée au bras mais "je veux continuer à faire rêver les gens", assure-t-elle.

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D'une voix toute aussi douce, Aristide raconte comment il a dû renoncer à sa carrière. "J'ai été opéré du cœur, on m'a posé des côtes en titane. Ma vie était devenue une montagne de douleur physique et psychique. Ma génération a besoin de croire à la justice, j'ai énormément confiance en vous", dit-il au président. "Je suis heureux que les accusés puissent être défendus et écoutés".

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