1 min de lecture Justice

Procès Clément Méric : Esteban Morillo et Samuel Dufour jugés en appel lundi

Deux ex-skinheads impliqués dans la mort de Clément Méric vont être jugés en appel devant les assises de l'Essonne à partir du 9 décembre 2019.

Esteban Morillo et Samuel Dufour, les deux principaux accusés du procès de la mort de Clément Méric
Esteban Morillo et Samuel Dufour, les deux principaux accusés du procès de la mort de Clément Méric Crédit : AFP / RTL
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Sarah Rozenbaum et AFP

En 2018, Esteban Morillo et Samuel Dufour avaient été condamnés en première instance à 11 ans et 7 ans de prison dans l'affaire Clément Méric, le militant d'extrême gauche, tué lors d'une rixe en 2013. 

Les deux ex-skinheads seront jugés en appel devant les assises de l'Essonne à partir de lundi 9 décembre 2019.  Aujourd'hui âgés de 27 et 26 ans, ils comparaîtront libres, puisqu'ils avaient été remis en liberté quelques mois après le premier verdict. Le plus lourdement condamné, Esteban Morillo, espère obtenir de ce nouveau procès qui doit durer deux semaines, une "diminution significative" de sa peine, d'après son avocat, Patrick Maisonneuve.

En 2018, la Cour l'avait déclaré coupable d'avoir frappé Clément Méric, étudiant de 18 ans, avec un poing américain. Lui, 20 ans à l'époque, a toujours admis avoir asséné "deux coups", mais à mains nues. Esteban Morillo et Samuel Dufour avaient quitté la salle menottes aux poignets, mais été remis en liberté quelques mois plus tard. Le procès qui démarre lundi doit durer 2 semaines. 

"La bataille aurait pu être évitée"

Ce qui est certain, avait dit l'avocat général lors du procès en première instance, c'est que "la bataille aurait pu être évitée" si les skinheads n'avaient pas choisi, en sortant du showroom, d'aller "droit" sur les jeunes antifascistes qui patientaient dans la rue. Clément Méric, qui se remettait d'une leucémie, ne représentait "aucun danger" pour eux.

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L'agression, qui ne dure que "sept secondes", est d'une sauvagerie inadmissible", avait-il dit. Les skinheads avaient eux décrit leur "peur", dit s'être sentis "menacés" voire "traqués" après avoir été prévenus qu'on les attendrait "à dix" en bas. "Ils les attendaient. Ce n'était pas pour leur dire bonjour", soutient aujourd'hui Me Maisonneuve qui espère que ce second procès montrera que le groupe de Méric était "à l'initiative" de l'affrontement.

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