1 min de lecture Dr Bonnemaison

Procès Bonnemaison : l'urgentiste reconnaît une possible erreur de jugement

Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie, est intervenu lors du cinquième jour du procès du docteur Bonnemaison, qui a admis avoir peut-être agi trop seul.

Le docteur Bonnemaison à son arrivée à la cour d'assises de Pyrénées-Atlantique mardi 17 juin
Le docteur Bonnemaison à son arrivée à la cour d'assises de Pyrénées-Atlantique mardi 17 juin
Philippe De Maria Journaliste RTL

L'audience était très attendue, ce mardi 17 juin, pour le cinquième jour du procès du docteur Bonnemaison devant la cour d'assise des Pyrénées-Atlantiques. 

Le député et père de la loi de 2005 sur l'accompagnement de la fin de vie, Jean Leonetti, a apporté son éclairage au dossier de l'urgentiste de Bayonne, accusé d'avoir abrégé l'existence de sept patients en phase terminale. 

Le docteur Bonnemaison admet une erreur

À l'issue de ce témoignage, le docteur Bonnemaison s'est levé, un papier à la main, a commencé à lire, semblant avoir très envie de répondre à Jean Leonetti. Quelques minutes auparavant, celui-ci affirmait que le médecin était dans le box parce qu'il a "donné la mort à des malades qui ne le demandaient pas"

Bonnemaison répond qu'il n'a jamais voulu donner la mort mais seulement soulager ses patients. Il reconnaît toutefois une erreur. Celle de ne pas avoir assez communiqué avec son équipe. C'est ce que lui reproche d'ailleurs l'accusation. Il n'a pas pris de décision collégiale. 

Une agonie insupportable

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Les médecins se sont ensuite succédés à la barre sur le thème de la nécessité de décider sans l'aide d'aucun confrère. "On est seul. Cette agonie est quelque chose d'insupportable. Vous ne pouvez décider que des doses de calmants que vous donnez. Si elles le sont à très faible dose, le patient peut agoniser pendant des semaines. Si vous les augmentez, il peut partir plus tôt. En faisant ça, je joue quelque chose qui est en accord avec ma conscience, l'intérêt de ce patient et de la famille", confie ainsi le professeur Kamran.

Le docteur Bonnemaison a également déclaré qu'il ne se voyait pas comme un médecin tout puissant mais qu'il faisait son travail le plus humainement possible.

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Procès Bonnemaison : l'urgentiste reconnaît une possible erreur de jugement Crédit Média : Philippe De Maria | Durée : | Date :
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